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Actualités - Chronologie

Pastilles d'iode pour 700.000 français


PARIS, 12 Juin (AFP). — Sept cent mille Français, vivant dans un rayon de 10 kilomètres autour des 23 centrales nucléaires du pays, vont recevoir d’ici la fin de l’année des pastilles d’iode stable à prendre en cas d’accident provoquant des rejets atmosphériques d’iode 131 radioactif.

Financée par Electricité de France (EDF), l’opération revient à 10 francs (1,7 dollars US) par famille, selon l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN).
Décidée par le gouvernement d’Alain Juppé en avril 1996, dix ans après la catastrophe de Tchernobyl, cette mesure de prévention a mis encore 14 mois à entrer en application en raison de difficultés juridiques et administratives insoupçonnées au départ et de la coordination nécessaire pour la rendre efficace.
Les divers aspects, ethniques, pratiques, psychologiques, médicaux de cette opération ont été étudiés, parfois d’un œil critique, par l’Observatoire de l’opinion de l’IPSN, où se retrouvent, depuis 1992, chercheurs, écologistes, responsables des politiques de sécurité dans les domaines de la santé, des transports, de l’environnement et de l’alimentation.


Cette distribution va se dérouler selon une méthode mise au point autour de la centrale de Saint-Alban-Saint-Maurice (Ardèche, sud-est) à proximité de laquelle habitent 30.000 personnes. Déjà, près de 20.000 d’entre elles ont reçu, à raison d’une boîte de dix comprimés de 130 milligrammes d’iode stable pour deux personnes, ces cachets à prendre dès le déclenchement de l’alerte. Leur période de validité, actuellement limitée à trois ans, sera portée à cinq pour les prochains. Leur prise interviendrait sur ordre des autorités, donné par la radio, après qu’un rejet probable d’iode 131 de 50 à 100 millisievert aurait été calculé.
Prévenues par des réunions d’information, avec un film, où on explique ce que peut être un accident nucléaire nécessitant la prise d’iode, les riverains des centrales sont dotés d’une plaquette puis reçoivent une lettre explicative officielle dans laquelle se trouve un bon de retrait des comprimés auprès des pharmaciens.
Outre ceux-ci, largement approvisionnés, des stocks sont disponibles dans les hôpitaux, les établissements d’enseignement et les centrales EDF. Il existe aussi plusieurs millions de ces cachets dans six dépôts régionaux, dépendant du ministère de la Défense.
Leur production par la pharmacie centrale des armées a soulevé l’un des problèmes rencontrés. Il lui a fallu obtenir l’autorisation de mise sur le marché qu’elle ne pouvait avoir jusque-là auprès de l’Agence du médicament, les cachets étant considérés comme un médicament.
L’étude sociologique de cette distribution pilote a montré qu’elle était bien acceptée par l’opinion, selon le Dr Yves Garcier, responsable de l’opération à Saint-Alban.

PARIS, 12 Juin (AFP). — Sept cent mille Français, vivant dans un rayon de 10 kilomètres autour des 23 centrales nucléaires du pays, vont recevoir d’ici la fin de l’année des pastilles d’iode stable à prendre en cas d’accident provoquant des rejets atmosphériques d’iode 131 radioactif.Financée par Electricité de France (EDF), l’opération revient à 10 francs (1,7 dollars US) par famille, selon l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN).Décidée par le gouvernement d’Alain Juppé en avril 1996, dix ans après la catastrophe de Tchernobyl, cette mesure de prévention a mis encore 14 mois à entrer en application en raison de difficultés juridiques et administratives insoupçonnées au départ et de la coordination nécessaire pour la rendre efficace.Les divers aspects, ethniques, pratiques,...