Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Banque des règlements internationaux renforce son ouverture


BALE (Suisse), 10 Juin (AFP). — Le 67e exercice de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle (Suisse) clos en mars 1997 a été marqué par un net renforcement de son ouverture internationale.
La banque, fondée en 1930 pour gérer les réparations allemandes à la suite de la Première Guerre mondiale, agit surtout comme forum de coopération entre les banques centrales dans le monde et comme observatoire et lieu de surveillance des marchés financiers, tout en conservant une activité commerciale.
«La stabilité financière ne peut pas être correctement assurée par des garanties encore largement basées sur les législations nationales», a déclaré Wim F. Duisenberg, président du conseil d’administration dans son adresse aux actionnaires réunis en assemblée générale annuelle lundi.
«Au minimum, la coopération doit être améliorée de part et d’autre à la fois des frontières institutionnelles et géographiques», a-t-il souligné dans le contexte de globalisation des marchés mais aussi de chevauchement des activités des conglomérats financiers.
En septembre 1996, la BRI a invité les banques centrales de Chine, du Brésil, de Corée, de Hong-Kong, d’Inde, du Mexique, de Russie, d’Arabie Séoudite et de Singapour à devenir actionnaires, puis en mai dernier les banques centrales de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de la République de Macédoine, de Slovénie.
«La BRI a réussi à ne pas rester confinée à un rôle européen en élargissant d’abord son conseil d’administration, puis le cercle de ses actionnaires», constate l’un de ses administrateurs tout en précisant que des «progrès rapides sont difficiles en raison des différences dans les dispositions prudentielles nationales et dans la culture propre aux banques, assurances et bourses».
Les banques centrales présentes au conseil d’administration sont particulièrement préoccupées par les risques «systémiques» dans un environnement financier international perméable.
«Nous devons agir globalement, même si ce rôle n’exclut pas les forums de concertation régionaux», a déclaré un banquier central en référence au projet de «BRI asiatique» soutenu notamment par l’Australie.
«Il faut élaborer des normes et accords internationaux établissant des principes de pratiques saines dans le cadre d’un processus de consultation internationale avec les experts nationaux», a-t-il souligné.
Cette nouvelle vocation de la BRI ne contredit pas le rôle exercé aujourd’hui par le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale, notamment en raison des caractéristiques de son travail normatif, pris en charge par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire et le Comité sur les systèmes de paiement et de règlement.
Le conseil d’administration de la BRI réunit les gouverneurs de onze pays (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse) qui se rencontrent tous les mois à Bâle.
BALE (Suisse), 10 Juin (AFP). — Le 67e exercice de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle (Suisse) clos en mars 1997 a été marqué par un net renforcement de son ouverture internationale.La banque, fondée en 1930 pour gérer les réparations allemandes à la suite de la Première Guerre mondiale, agit surtout comme forum de coopération entre les banques centrales dans le monde et comme observatoire et lieu de surveillance des marchés financiers, tout en conservant une activité commerciale.«La stabilité financière ne peut pas être correctement assurée par des garanties encore largement basées sur les législations nationales», a déclaré Wim F. Duisenberg, président du conseil d’administration dans son adresse aux actionnaires réunis en assemblée générale annuelle lundi.«Au minimum, la...