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Actualités - Chronologie

De la gendarmerie au proxénétisme... en passant par un libanais

PARIS, 9 Juin (AFP). — L’ex-capitaine français Paul Barril, reconverti depuis plusieurs années dans la sécurité de l’ex-émir de Qatar, serait impliqué dans une vaste affaire internationale de proxénétisme pouvant porter atteinte aux intérêts de la France dans le Golfe, selon le quotidien français «Le Monde».
Le juge d’instruction parisien Frédéric N’Guyen a demandé à entendre l’ex-capitaine de gendarmerie Paul Barril, ancien membre de la cellule antiterroriste de l’Elysée, mis en cause par l’un des protagonistes d’une affaire de proxénétisme, confirme-t-on de source judiciaire. Le parquet de Paris a cependant fait part de sa «réticence» au juge en lui indiquant que les faits dénoncés sont sans rapport avec le réseau de prostitution de luxe démantelé en janvier à Paris dont il est saisi.
Plusieurs prostituées et un intermédiaire d’origine libanaise, Nazih Abdel Latif Ladki, fournisseur de plusieurs réseaux en call-girls, accusent cet ex-gendarme d’élite d’avoir organisé la venue de prostituées marocaines, pour satisfaire les plaisirs de riches personnalités — dont ils donnent les noms — du Golfe pendant leurs séjours en France.
«L’émoi provoqué par cette affaire vient du fait qu’elle met en cause plusieurs hauts dignitaires des pays du Golfe, des Etats avec lesquels la France entretient des relations commerciales importantes», écrit «Le Monde».
Cinq personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire. Le réseau était animé depuis un appartement du XVIe arrondissement de Paris par un ancien mannequin d’origine suédoise, Anika Brumark, une femme de 48 ans, et un photographe, Jean-Pierre Bourgeois, qui a travaillé pour des journaux de charme. Ils ont été tous les deux écroués ainsi que Ladki, pour avoir alimenté en jeunes femmes ce réseau qui avait pour clients des hommes d’affaires et dignitaires des Emirats, en France, à Londres ou à New York.

«Vengeance de Libanais»

Une quarantaine de jeunes femmes y étaient employées et présentées, selon les enquêteurs, comme étant «aux frontières de la mode et du show business et de leurs chimères» et avaient «beaucoup de succès». «Les tarifs pouvaient atteindre 50.000 francs pour un prince arabe de passage sur la Côte d’Azur ou se limiter à 3.000 francs pour un client parisien de moindre standing», précise «Le Monde», qui parle même d’une nuit payée un million de dollars à une actrice américaine par un prince arabe. Mme Brumarck et le photographe touchaient 30% des gains.
L’enquête a également conduit les enquêteurs jusqu’à un médecin de Nice (sud), Alain Meyer, 67 ans, mis en examen en avril, qui procédait aux examens médicaux des prostituées. Le Dr. Meyer a expliqué aux enquêteurs qu’il prescrivait, à toutes les jeunes filles engagées par le réseau, des tests de dépistage du virus du sida et de la syphillis. Selon les enquêteurs, Nice et Cannes constituaient des «zones de transit obligées pour les jeunes femmes se rendant à l’étranger».
Interrogé par le quotidien français, Paul Barril a démenti toutes les accusations. «Tout cela n’est qu’une vengeance de certains Libanais qui veulent sauver leur peau en détournant l’attention de la justice et qui n’ont pas accepté que je prenne leur place auprès de l’(ex-)émir de Qatar», a-t-il expliqué.
PARIS, 9 Juin (AFP). — L’ex-capitaine français Paul Barril, reconverti depuis plusieurs années dans la sécurité de l’ex-émir de Qatar, serait impliqué dans une vaste affaire internationale de proxénétisme pouvant porter atteinte aux intérêts de la France dans le Golfe, selon le quotidien français «Le Monde».Le juge d’instruction parisien Frédéric N’Guyen a demandé à entendre l’ex-capitaine de gendarmerie Paul Barril, ancien membre de la cellule antiterroriste de l’Elysée, mis en cause par l’un des protagonistes d’une affaire de proxénétisme, confirme-t-on de source judiciaire. Le parquet de Paris a cependant fait part de sa «réticence» au juge en lui indiquant que les faits dénoncés sont sans rapport avec le réseau de prostitution de luxe démantelé en janvier à Paris dont il est...