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Actualités - Chronologie

Paris présente aux 15 ses revendications sur l'UEM

LUXEMBOURG, 9 Juin (Reuter). — La France a entrepris lundi d’exposer à ses partenaires européens ses revendications sur l’Union économique et monétaire (UEM) et le pacte de stabilité budgétaire qui liera les membres de l’euro.
«Vous saurez en fin de matinée», a déclaré le ministre français des Finances, Dominique Strauss-Kahn, avant d’entamer une réunion avec ses homologues des Quinze.
Le nouveau gouvernement français s’est efforcé dimanche de rassurer ses partenaires sur l’essentiel.
«Il est apparu à tout un chacun que le gouvernement français s’en tiendra à la date du 1er janvier 1999 et que le gouvernement français (...) appliquera les critères», a déclaré le ministre luxembourgeois des Finances, Jean-Claude Juncker.
Mais les doutes nés des revendications formulées pendant la campagne électorale par les dirigeants socialistes n’ont pas été entièrement dissipés et des tiraillements se font jour.
La France a par exemple exigé que le critère sur le déficit soit interprété «en tendance», ce qui lui éviterait les rigueurs d’un nouveau plan d’austérité afin de respecter exactement 3,0%.
Pour l’Allemagne, qui est aussi confrontée à d’importantes difficultés pour respecter les critères du traité en 1997, il faut s’en tenir de manière précise aux conditions fixées.
«Si certains disent 3,3% alors d’autres iront jusqu’à quatre pour cent et ce n’est pas acceptable», a dit le ministre allemand des Finances, Theo Waigel.
Mais la grande affaire du jour est le sort qui sera réservé au pacte de stabilité budgétaire d’inspiration allemande, qui impose des amendes colossales aux membres de l’euro, laissant déraper leurs déficits budgétaires au-delà des 3%.

Un «protocole»

Pendant la campagne électorale, les socialistes avaient demandé une renégociation de ce pacte afin d’en faire un instrument de création d’emplois et pas seulement un outil de répression monétariste des déficits budgétaires.
Cette demande a semé le trouble, dans la mesure où les derniers détails devraient être conclus les 16 et 17 juin prochain à Amsterdam par les dirigeants européens, de manière à rassurer les marchés sur l’irréversibilité du processus.
Le nouveau gouvernement n’a pas précisé si les discours de campagne se transformeront en revendications officielles, mais l’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, a précisé lundi dans une interview au quotidien belge «Le Soir» ce que cela signifiait exactement.
La France demande que, sans toucher au pacte, instrument «indispensable», on tienne compte des demandes françaises en le «complétant» par un protocole qui permettrait de mieux coordonner les politiques économiques des Quinze, a-t-il dit.
Si cette demande semble raisonnable, à plusieurs ministres, la question est de savoir si la France acceptera de signer le pacte de stabilité dès le sommet d’Amsterdam ou si elle exigera d’obtenir gain de cause avant d’y apposer sa signature.
La première hypothèse a clairement la préférence de tous les partenaires de la France, un report de la signature du pacte risquant de constituer un signe négatif pour les marchés.
LUXEMBOURG, 9 Juin (Reuter). — La France a entrepris lundi d’exposer à ses partenaires européens ses revendications sur l’Union économique et monétaire (UEM) et le pacte de stabilité budgétaire qui liera les membres de l’euro.«Vous saurez en fin de matinée», a déclaré le ministre français des Finances, Dominique Strauss-Kahn, avant d’entamer une réunion avec ses homologues des Quinze.Le nouveau gouvernement français s’est efforcé dimanche de rassurer ses partenaires sur l’essentiel.«Il est apparu à tout un chacun que le gouvernement français s’en tiendra à la date du 1er janvier 1999 et que le gouvernement français (...) appliquera les critères», a déclaré le ministre luxembourgeois des Finances, Jean-Claude Juncker.Mais les doutes nés des revendications formulées pendant la campagne électorale...