Le bilan de 13 morts ne s’est pas alourdi, mais le nombre de blessés est passé de 18 à 23, dont certains hospitalisés à Mogadiscio.
Les combats de mercredi n’avaient pas d’origine réellement clanique, bien que les leaders des groupes adverses appartenaient, semble-t-il, à deux «sous-clans» (Saad et Ayr) du clan Habr Gedir, loyaux à Hussein Aïdid, «chef de guerre» implanté dans le sud de la capitale.
Un avion venait d’apporter pour plusieurs millions de dollars de shillings somaliens imprimés à l’étranger, cargaison qui aurait provoqué convoitises et querelles. Il s’agissait seulement d’une première livraison, d’autres vols devant apporter un total de 30 à 40 millions de dollars en shillings.
Selon des informations en provenance du sud de Mogadiscio, ces billets étaient déjà en circulation jeudi, dans la ville, où la plupart des commerçants les auraient cependant refusés. Ce sont des coupures de 1.000 shillings (1 dollar = environ 8.000 shillings) portant l’année «1996» et signés du trésorier du «gouvernement» de Hussein Aïdid.
Ce gouvernement n’est jusqu’à présent reconnu que par son propre parti et implanté seulement dans une partie de la ville.
Des habitants ont indiqué que cet argent devait servir à payer les milices du parti de Hussein Aïdid, le Congrès de la Somalie unifiée/Alliance nationale somalienne (USC-SNA) — milices considérées par ce parti comme «l’armée nationale» — ainsi que certains employés et fournisseurs.
Au début de l’année, le Conseil de salut national (NSC), créé par 26 factions autres que celle de Hussein Aïdid, avait accusé ce dernier de vouloir «déstabiliser l’économie» en important des billets et des armes.
Tout Mogadiscio parlait vendredi de ces billets tout neufs mis en circulation dans un pays privé de gouvernement central depuis six ans et demi.


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