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Actualités - Chronologie

Les certitudes du général Stanford

SEATTLE (Etats-Unis), 5 Juin (AFP). — John Stanford a pris les rênes des écoles publiques de Seattle (nord-ouest) comme on enlève un camp retranché. Avec de l’audace et une volonté sans faille.
En un peu plus de deux ans, ce général à la retraite est parvenu, avec quelques mesures de bon sens et un zèle de missionnaire, à remettre sur les rails un système scolaire menacé d’implosion.
Sorti de trente années d’une carrière exemplaire dans l’US Army avec le grade de général de divison, il s’est rapidement imposé aux yeux des responsables de Seattle comme l’homme de la situation. Dès son arrivée au poste de «superintendant» en 1995, il a lancé un programme d’action aux allures martiales fondé sur deux principes selon lui indispensables: la discipline et le bon sens.
Pour «réduire la compétition entre les étudiants, développer l’esprit de corps et favoriser la sécurité», il a rendu obligatoire le port de l’uniforme dans tous les établissements publics de la ville. Pour réduire l’illétrisme, il a enrôlé parents et responsables des milieux d’affaires locaux dans des classes de lectures qui contraignent tous les élèves à une demi-heure de lecture quotidienne.
Afin d’accroître le niveau des connaissances, jugé très bas, il a imposé une série d’examens de niveau. Quand une école élémentaire a traîné les pieds pour appliquer ses réformes, il n’a pas hésité à la fermer, à renvoyer professeurs et administrateurs pour la rouvrir à la rentrée suivante avec une nouvelle équipe.
«Je me considère comme un croisé au service des enfants», indique M. Stanford en expliquant sa nouvelle mission.
A ses yeux, les directeurs doivent être les maîtres d’œuvre du nouveau système. Ils sont désormais tenus responsables des résultats obtenus par leurs établissements, à égalité avec les élèves.
«Nos directeurs ont maintenant plus d’autorité pour gérer leurs écoles», affirme M. Stanford: «Chacun d’eux est une sorte de PDG».
Si les éducateurs avouent aujourd’hui avoir ressenti un zeste d’appréhension à l’arrivée du général, ils reconnaissent aujourd’hui volontiers les bénéfices de son travail.
En à peine plus de deux ans, le «coup de main» de M. Stanford sur les écoles de Seattle a fait sentir ses premiers effets. Les incidents violents recensés dans les établissements de la ville ont reculé de 23% pour atteindre leur plus bas niveau en sept ans. Dans le même temps, les résultas des élèves du primaire aux tests de l’Etat ont enregistré une forte progression.
SEATTLE (Etats-Unis), 5 Juin (AFP). — John Stanford a pris les rênes des écoles publiques de Seattle (nord-ouest) comme on enlève un camp retranché. Avec de l’audace et une volonté sans faille.En un peu plus de deux ans, ce général à la retraite est parvenu, avec quelques mesures de bon sens et un zèle de missionnaire, à remettre sur les rails un système scolaire menacé d’implosion.Sorti de trente années d’une carrière exemplaire dans l’US Army avec le grade de général de divison, il s’est rapidement imposé aux yeux des responsables de Seattle comme l’homme de la situation. Dès son arrivée au poste de «superintendant» en 1995, il a lancé un programme d’action aux allures martiales fondé sur deux principes selon lui indispensables: la discipline et le bon sens.Pour «réduire la compétition entre...