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Actualités - Chronologie

Les cours à Washington sous le régime du cessez-le-feu

WASHINGTON, 5 Juin (AFP). — Son nom de code illustre l’ampleur de la bataille engagée dans les cours d’école de Washington: «Opération cessez-le-feu».
Depuis quelques mois, les autorités de la ville ont lancé sous ce vocable une vaste offensive pour enrayer la montée de la violence dans leurs établissements scolaires, envahis par les armes et la drogue.
Nouveaux détecteurs de métaux installés à l’entrée des écoles, déploiement systématique de vigiles aux portes des établissements «à risques», perquisitions et descentes de police. Ahurissant dans un cadre scolaire, l’arsenal déployé est à la mesure de l’inquiétude suscitée par le niveau de délinquance dans les écoles de Washington.
De 1995 à 1996, les incidents considérés comme violents recensés par les directeurs d’écoles ont quasiment doublé. Le nombre des agressions est passé de 81 à 155, celui des vols qualifiés de 85 à 101.
L’aggravation est telle qu’elle a provoqué l’adoption en octobre d’une réforme radicale au terme de laquelle les autorités scolaires ont concédé la sécurité des 158 établissements de la ville et de ses 78.000 élèves à une firme de sécurité privée, pour 31,5 millions de dollars sur cinq ans.
«Nous fournissons 233 agents de sécurité bien entraînés pour améliorer la sécurité des écoles considérées comme les plus dangereuses, explique Elizabeth Lisboa, porte-parole de MVM. Nous avons également lancé un plan prévoyant l’installation d’un plus grand nombre d’appareils de détection et insistant sur la nécessité de fermer les portes des écoles pendant la journée».
Quatre-vingts nouveaux détecteurs d’armes ont commencé à être installés. Pendant ce temps, la justice fédérale a apporté sa contribution en lançant son «opération cessez-le-feu», dont l’objectif vise une réduction de 40% de la délinquance juvénile.
Outre la multiplication des opérations de police dans les écoles, ce plan met l’accent sur la sensibilisation des élèves. «Notre but est de casser la mystique des armes à feu qui fascine tant de jeunes», affirme Brenda Horner, du bureau du procureur fédéral.
Menées par des policiers, ces séances veulent présenter la réalité de la délinquance. «Les agents montrent aux enfants des images très crues de la violence, des fumeries de crack, des prisons, des personnes abattues dans leur cercueil, pour leur expliquer ce qu’ils risquent s’ils sont impliqués dans ces activités», indique Mme Horner.
De l’avis de ses promoteurs, le tour de vis des autorités n’a pas encore montré d’effet. Pour d’autres, cet assaut n’est qu’un coup d’épée dans l’eau.
«Je prédis plus de tragédies dans les écoles avant qu’ils ne fassent quelque chose», dit Thrifton Jones, président de la plus importante fédération de parents d’élèves de Washington. «Améliorer la sécurité n’est qu’une partie du travail, parce que la violence vient de la rue, pas des écoles».
WASHINGTON, 5 Juin (AFP). — Son nom de code illustre l’ampleur de la bataille engagée dans les cours d’école de Washington: «Opération cessez-le-feu».Depuis quelques mois, les autorités de la ville ont lancé sous ce vocable une vaste offensive pour enrayer la montée de la violence dans leurs établissements scolaires, envahis par les armes et la drogue.Nouveaux détecteurs de métaux installés à l’entrée des écoles, déploiement systématique de vigiles aux portes des établissements «à risques», perquisitions et descentes de police. Ahurissant dans un cadre scolaire, l’arsenal déployé est à la mesure de l’inquiétude suscitée par le niveau de délinquance dans les écoles de Washington.De 1995 à 1996, les incidents considérés comme violents recensés par les directeurs d’écoles ont quasiment doublé....