«Son talent est trop grand», disent les uns, «la tête ne suit pas toujours», ajoutent les autres. Bref, Romario de Souza de Faria, né à Rio de Janeiro il y a 31 ans, est inclassable.
C’est pourtant ce phénomène, qui manie avec dextérité un ballon, que les joueurs de l’équipe de Franc devront surveiller mardi lors du match d’ouverture du Tournoi de France au stade Gerland de Lyon (centre-est). S’il peut paraître lourd, empoté, le «petit gros» peut aussi décocher «LE» tir, «LA» passe ou marquer encore «LE» but.
C’est la différence entre un bon joueur et un grand joueur», indique l’arrière Roberto Carlos, son camarade de sélection. C’est pour cela aussi que son duo avec l’astre Ronaldo s’annonce explosif, déroutant... sur le papier.
Le génie, toutefois, ne vient pas sur commande. Les absences de Romario sont aussi célèbres que ses coups d’éclat. Le match perdu en Norvège vendredi (4-2) démontre ainsi que l’addition de deux des meilleurs attaquants du monde ne donne pas toujours un résultat positif.
Cependant, l’enfant terrible brésilien semble avoir accompli sa traversée du désert, une mue nécessaire pour poursuivre sa carrière. Après avoir fait le tri dans sa vie privée, le meilleur joueur de la dernière Coupe du monde est devenu plus mature, ses écarts de conduite (nocturne) ne le taraudent plus comme autrefois. A Flamengo, le club de ses amours, il a retrouvé une constance qui lui faisait défaut depuis son passages au FC Barcelone. «Avec l’âge, on cerne mieux les responsabilités qui vous entourent», précise-t-il.
Cet âge justement va probablement le pousser à retourner au FC Valence, après y être parti en début de saison avec pertes et fracas (prêté par le club espagnol pour une saison à Flamengo au Brésil). A la «Romario» en somme, car fidèle à une réputation établie, il ne peut rien faire dans la simplicité.


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