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Actualités - Chronologie

Etre français aujourd'hui

PARIS, 2 Juin (AFP). – La croissance de la population française s’est ralentie depuis 1993, pour se situer à un niveau légèrement inférieur à + 250.000 personnes par an (contre + 300.000 de 1988 à 1992).
Ce tassement s’explique par le fléchissement des naissances, puis des flux migratoires, selon le dernier rapport annuel de l’Institut national d’études démographiques (INED) publié à Paris.
Au 1er janvier 1996, la France métropolitaine comptait 58,2 millions d’habitants, avec un excédent naturel (naissances moins décès) de 200.000 personnes, et un solde migratoire de 45.000 personnes, indique l’INED.
Après une baisse en 1993 et 1994, la natalité a de nouveau progressé en 1995: 729.000 naissances ont été enregistrées (+ 2,5%). La fécondité a été de 1,7 enfant par femme, contre 1,62 les deux années précédentes. La maternité confirme son recul avant 27-28 ans, mais se redresse chez les femmes plus âgées.
Côté migrations, l’INED relève que le solde migratoire a été de 50.000 personnes en 1994 et 45.000 en 1995, soit «moitié moins qu’en 1991 et 1992». La baisse, qui touche tous les types de procédures (regroupement familial, travail, asile...) s’est amorcée avant l’entrée en vigueur des lois Pasqua (du nom de l’ex-ministre de l’Intérieur Charles Pasqua) de 1993. Le regroupement familial représente toujours 60% des flux.

Hausse des
divorces

La France métropolitaine compterait environ 12 millions d’habitants de moins s’il n’y avait pas eu d’immigration au cours des 100 dernières années, estime l’INED.
Selon l’institut, les «brassages de populations» ont été si «importants» qu’au total en France, «une personne sur quatre est immigrée ou d’ascendance étrangère, en ne remontant qu’aux parents et aux grands-parents»?
L’INED précise cependant que l’apport démographique de l’immigration est «mal connu»: au fil des années, les étrangers se fondent dans la population en devenant français (80% des personnes d’origine étrangère sont françaises). De ce fait, la «trace démographique se perd vite».
Il rappelle que «plus de 40% de l’accroissement démographique depuis la fin de la dernière guerre est directement ou indirectement imputable à l’immigration». Celle-ci a, en effet, contribué à ralentir la chute des naissances: sans elle, le nombre de naissances aurait diminué de 18% (au lieu de 12%) entre 1971 et 1985.
A l’heure actuelle, les enfants d’origine algérienne et italienne sont les plus nombreux, suivis de ceux d’origine espagnole, puis très en retrait, d’origine polonaise.
En 1995, 254.000 mariages ont été enregistrés en France, un nombre stable depuis 1993, après la baisse de ces vingt dernières années (on célébrait 417.000 mariages en 1972). L’union libre s’impose comme mode de vie permanent.
Quant aux divorces, la période de stabilisation entre 1985 et 1990 a laissé place à une nouvelle hausse: en 1993, on a recensé 111.000 ruptures.
Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse serait voisin de 230.000 par an depuis 1987.
L’espérance de vie a progressé de 0,1 an en 1995 (contre 0,4 an en 1994). En 1996, l’espérance de vie à la naissance était de 73,8 ans pour les hommes et 81,9 ans pour les femmes, les Françaises bénéficiant d’ailleurs d’un des niveaux les plus élevés d’Europe.
La mortalité infantile est devenue très faible (en dessous de 5 décès pour mille).
PARIS, 2 Juin (AFP). – La croissance de la population française s’est ralentie depuis 1993, pour se situer à un niveau légèrement inférieur à + 250.000 personnes par an (contre + 300.000 de 1988 à 1992).Ce tassement s’explique par le fléchissement des naissances, puis des flux migratoires, selon le dernier rapport annuel de l’Institut national d’études démographiques (INED) publié à Paris.Au 1er janvier 1996, la France métropolitaine comptait 58,2 millions d’habitants, avec un excédent naturel (naissances moins décès) de 200.000 personnes, et un solde migratoire de 45.000 personnes, indique l’INED.Après une baisse en 1993 et 1994, la natalité a de nouveau progressé en 1995: 729.000 naissances ont été enregistrées (+ 2,5%). La fécondité a été de 1,7 enfant par femme, contre 1,62 les deux années...