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Actualités - Chronologie

Les monarchies du Golfe alarmées par l'opération turque en Irak

RYAD, 1er Juin (AFP, Reuter). — Les chefs de la diplomatie des pays arabes du Golfe, réunis à Ryad, se sont alarmés de l’opération d’envergure menée par la Turquie dans le nord de l’Irak et ont réclamé le retrait des troupes turques.
«Nous déplorons vivement les opérations de l’armée turque dont l’incursion dans le nord de l’Irak constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays», a déclaré le chef de la diplomatie qatariote à l’ouverture de la réunion.
«Nous réclamons que la Turquie retire ses troupes», a ajouté cheikh Hamad Ben Jassem al-Thani dont le pays préside actuellement le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a souligné l’appui du CCG «à l’unité, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Irak».
L’Arabie Séoudite, chef de file du CCG, et le Koweit n’entretiennent plus de relations avec Bagdad depuis la guerre du Golfe en 1991. Le CCG regroupe également Qatar et Oman qui ont de relations diplomatiques avec l’Irak, Bahrein où un diplomate irakien est en poste, et les Emirats arabes unis qui ont appelé à une normalisation avec Bagdad.
Les pays du CCG «s’alarment de l’opération turque car elle ne menace pas seulement l’Irak mais aussi la Syrie» voisine, a indiqué un responsable d’un pays du Golfe, qui a requis l’anonymat.
Le CCG «craint que la Turquie ne mène des opérations en territoire syrien sous prétexte de poursuivre les rebelles kurdes turcs», a-t-il ajouté.
Près de 30.000 soldats turcs participent à l’opération lancée le 14 mai contre les bases arrières du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) dans le Kurdistan irakien qui échappe au contrôle de Bagdad.
«L’Arabie Séoudite est opposée à l’invasion turque et estime que le Conseil de Sécurité de l’ONU doit faire pression sur la Turquie pour l’amener à retirer ses troupes», a pour sa part affirmé un membre de la délégation séoudienne, qui a requis l’anonymat.
Le vice-président syrien Abdel Halim Khaddam avait effectué récemment une tournée dans les pays du Golfe pour leur faire part des craintes de Damas d’une opération de l’armée turque et pour leur demander de s’opposer à la tenue d’un sommet économique international à Qatar, auquel pourrait participer Israël.
Qatar, seul pays du CCG avec Oman à avoir noué des liens commerciaux avec Israël, est déterminé à accueillir en novembre prochain le sommet économique pour le Proche-Orient, malgré les réticences de plusieurs pays du CCG.

Les relations avec l’Iran

Cheikh Hamad n’a cependant pas évoqué cette question dans son allocution, se contentant de rendre Israël responsable de «l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations et qui menace d’effondrement le processus de paix».
Des participants ont indiqué que le sommet de Doha devait être évoqué à Ryad mais qu’il était «prématuré d’annoncer une position, ce sommet étant prévu dans six mois et des développements pouvant intervenir d’ici là».
Les relations avec l’Iran figuraient également à l’ordre du jour de la réunion qui s’est achevée samedi soir.
Le ministre qatariote a exprimé l’espoir que l’élection de M. Mohammad Khatami comme président iranien contribue au «développement des relations entre l’Iran et le CCG afin de (…) résoudre les conflits, notamment au sujet des îles de la Grande et de la Petite Tomb et d’Abou Moussa».
Les Emirats qui se disputent avec l’Iran la souveraineté de ces trois îles du Golfe, s’étaient déclarés prêts mercredi à entamer des contacts avec l’Iran «pour s’assurer de sa volonté d’engager des négociations», après l’appel de M. Khatami à des négociations bilatérales.
«Les premières déclarations de M. Khatami sont positives mais les pays du Golfe veulent qu’il y ait une politique iranienne unifiée et non plusieurs courants contradictoires», a souligné un responsable participant à la réunion de Ryad.
RYAD, 1er Juin (AFP, Reuter). — Les chefs de la diplomatie des pays arabes du Golfe, réunis à Ryad, se sont alarmés de l’opération d’envergure menée par la Turquie dans le nord de l’Irak et ont réclamé le retrait des troupes turques.«Nous déplorons vivement les opérations de l’armée turque dont l’incursion dans le nord de l’Irak constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays», a déclaré le chef de la diplomatie qatariote à l’ouverture de la réunion.«Nous réclamons que la Turquie retire ses troupes», a ajouté cheikh Hamad Ben Jassem al-Thani dont le pays préside actuellement le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a souligné l’appui du CCG «à l’unité, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Irak».L’Arabie Séoudite, chef de...