Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ultime refuge pour femmes battues à Lima

LIMA, 30 Mai (AFP). — Trois femmes battues, accompagnées de dix enfants, se sont réfugiées depuis deux jours dans un foyer de Lima, a annoncé mercredi la directrice de celui-ci, qui se montre très inquiète de la recrudescence de la violence conjugale.
Couverte d’hématomes, Maria Huaman, traînant derrière elle ses trois enfants en larmes, est arrivée épuisée au centre «La Voix de la Femme», explique Mme Rosa Duenas Morales, qui recueille depuis 14 ans des femmes victimes de sévices infligés par leurs conjoints.
En 1996, les plaintes pour «violence familiale» déposées devant les tribunaux de Lima ont atteint un total de 6.300, en augmentation de plus de 50% par rapport à 1995, a souligné le rapport officiel de la commission parlementaire chargée des problèmes de la femme.
Ce texte rappelle que de 1990 à 1996, plus de 32.000 plaintes pour «mauvais traitements» de conjoints contre leur compagne ou épouse ont été recensées. Mais les centres font cruellement défaut pour les accueillir. Trois foyers seulement existent à Lima et aucun en province.
Installé dans une petite maison de Villa Maria del Perpetuo Socorro, quartier populaire de la périphérie de Lima, «La Voix de la Femme» est devenue beaucoup plus qu’un simple refuge temporaire ou un ultime recours.
Selon Rosa Duenas, c’est un lieu d’apprentissage, où les femmes martyrisées peuvent trouver des informations juridiques et professionnelles. Pour se libérer de la tutelle de maris violents et tortionnaires, «elles doivent prendre conscience de leurs droits et de leurs capacités», souligne-t-elle.
LIMA, 30 Mai (AFP). — Trois femmes battues, accompagnées de dix enfants, se sont réfugiées depuis deux jours dans un foyer de Lima, a annoncé mercredi la directrice de celui-ci, qui se montre très inquiète de la recrudescence de la violence conjugale.Couverte d’hématomes, Maria Huaman, traînant derrière elle ses trois enfants en larmes, est arrivée épuisée au centre «La Voix de la Femme», explique Mme Rosa Duenas Morales, qui recueille depuis 14 ans des femmes victimes de sévices infligés par leurs conjoints.En 1996, les plaintes pour «violence familiale» déposées devant les tribunaux de Lima ont atteint un total de 6.300, en augmentation de plus de 50% par rapport à 1995, a souligné le rapport officiel de la commission parlementaire chargée des problèmes de la femme.Ce texte rappelle que de 1990 à 1996,...