Le Borussia n’avait rien montré une demi-heure durant. Puis surgit Riedle et la Juve découvrait que «la redoutable efficacité allemande» n’était pas qu’un mythe.
Une balle mal renvoyée par la défense transalpine: Riedle contrôle le ballon de la poitrine. La routine du buteur blanchi sous le harnais au Werder Brême à la Lazio Rome et depuis 1993 à Dortmund fait le reste en expédiant le cuir d’une frappe sèche du gauche dans le petit filet d’Angelo Peruzzi.
Cinq minutes se sont écoulées et à la 34e minute, sur un corner tiré par Andreas Moeller, le même joueur, bientôt 32 ans, élève ses vieux os bien plus haut que ses cerbères Paolo Montero ou Mark Iuliano. Sa tête catapulte la sphère dans la nasse du portier piémontais, infligeant aux Turinois l’affront de deux buts, encore jamais essuyé par eux cette saison dans la compétition.
«Kalle» frappait là pour les troisième et quatrième fois dans l’épreuve, mais aussi pour les 17e et 18e fois en 36 apparitions européennes. Le jeu de tête de l’ancien international passe pour l’un des plus redoutables de la Bundesliga. Son modeste 1,79 m est étranger à l’affaire, dans laquelle interviennent uniquement un timing et une détente exceptionnels.
Mais le poids des ans se fait sentir. Sami en championnat, Riedle, souffrant d’une plaie à un tibia, avait été laissé au repos. Mercredi, l’entraîneur Ottmar Hitzfeld le rappelait sur la touche, à la 67e minute, pour faire entrer plus jeune et plus rapide, Heiko Herrlich.
Et c’est à un autre espoir, Lars Ricken, qu’il revenait de sceller le sort de la Juventus à la 71e minute. La relève de Dortmund est là et les spéculations vont bon train sur l’avenir de Riedle. D’aucuns l’annoncent en Italie. Où il retournerait après avoir fait le malheur des Tansalpins et contribué au plus grand succès de l’histoire de Dortmund.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir