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Actualités - Chronologie

Exécutions capitales : le Texas rivalise avec l'Iran

Le Texas rivalise avec l’Iran, l’Irak et l’Arabie Séoudite pour le nombre d’exécutions capitales, a déclaré l’association Amnesty International, alors qu’avait lieu dans cet Etat la septième exécution de ce mois.
«A l’exception de la Chine, qui exécute un grand nombre de personnes chaque mois, seuls quelques pays dont l’Iran, l’Irak et l’Arabie Séoudite exécutent six personnes par mois ou plus», affirme Amnesty dans un communiqué.
Les autorités de Huntsville (Texas) ont déclaré Robert Madden mort par injection, mercredi après-midi. Maddene est le septième condamné exécuté au Texas en mai.
«Alors que les Etats-Unis vont vers leur 400e exécution depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976, le Texas a lui seul est responsable du tiers de ces meurtres sanctionnés par l’Etat», affirme Amnesty.
Le Texas a exécuté six personnes en avril, en aura exécuté sept en mai et prévoit 11 exécutions en juin, indique le communiqué.
L’association appelle le Texas à «cesser les exécutions» en soulignant que les statistiques indiquent que la peine de mort n’a pas eu pour effet de réduire le nombre de crimes violents au Texas.
Le Texas, Etat champion des exécutions capitales depuis que la peine de mort a été rétablie par la Cour suprême en 1976, devrait facilement dépasser cette année son précédent record, de 19 exécutions capitales en 1995.


De nouvelles
lois sur les
procédures d’appel

Selon les militants contre la peine de mort, un tel bilan s’explique par de nouvelles lois ayant accéléré les procédures d’appel.
Les juristes soulignent également que le record que s’apprête à battre le Texas est partiellement dû à la suspension l’an dernier des exécutions, en raison de démarches introduites devant les tribunaux pour bloquer les réformes accélérant les procédures d’appel.
En Floride, la Cour suprême a sursis à l’exécution de George Stano, qui a avoué 41 meurtres et a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d’un autostoppeur.

La plus haute Cour de justice de l’Etat a estimé à l’unanimité que l’exécution du jugement devait être repoussée au 15 septembre au moins, le temps pour elle de trancher sur l’état de la chaise électrique utilisée en Floride depuis 74 ans.

La semaine dernière, l’instance suprême avait rendu un arrêt similaire dans le cas de Leo Jones, reconnu coupable du meurtre d’un policier en 1981.

Les circonstances dramatiques de l’exécution en mars dernier de Pedro Medina sont à l’origine de ces sursis. L’éponge placée sur la tête du condamné à mort avait pris feu sous l’effet de la décharge électrique mortelle. Une flamme d’une cinquantaine de cm s’était élevée au-dessus de Medina et une odeur acide et de chair brûlée avait envahi la salle d’exécution.

Seconds
malfonctionnement

C’était le second malfonctionnement en sept ans de la chaise électrique en usage en Floride. Des avocats ont réclamé son abandon en raison de la cruauté de cette méthode d’exécution.
Les magistrats de la Cour suprême étudieront la requête le 15 septembre prochain.

(AFP, Reuter)
Le Texas rivalise avec l’Iran, l’Irak et l’Arabie Séoudite pour le nombre d’exécutions capitales, a déclaré l’association Amnesty International, alors qu’avait lieu dans cet Etat la septième exécution de ce mois.«A l’exception de la Chine, qui exécute un grand nombre de personnes chaque mois, seuls quelques pays dont l’Iran, l’Irak et l’Arabie Séoudite exécutent six personnes par mois ou plus», affirme Amnesty dans un communiqué.Les autorités de Huntsville (Texas) ont déclaré Robert Madden mort par injection, mercredi après-midi. Maddene est le septième condamné exécuté au Texas en mai.«Alors que les Etats-Unis vont vers leur 400e exécution depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976, le Texas a lui seul est responsable du tiers de ces meurtres sanctionnés par l’Etat», affirme...