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Actualités - Chronologie

Pas de percée dans les négociations de Vienne

VIENNE, 29 Mai (AFP). — L’accord de coopération OTAN-Russie signé mardi n’a pas apporté la percée escomptée pour les négociations de Vienne sur la modernisation du traité sur les forces conventionnelles en Europe (CFE), selon des sources occidentales concordantes.
Autant l’«Acte fondateur» est précis sur la question des armes et des infrastructures nucléaires, autant le texte a été «édulcoré» sur les armes et les infrastructures conventionnelles, selon elles.
Au dernier moment on a sabré les points les plus épineux du projet.
Ainsi un paragraphe fixant des «limites» au stationnement de forces de l’OTAN chez les nouveaux adhérents de l’Alliance, que Moscou voulait inclure, est-il finalement passé à la trappe.
Un paragraphe demandé par l’Alliance, évoquant les limitations d’armement très restrictives dans une zone de Saint-Petersbourg au Caucase que l’OTAN souhaite conserver et dont Moscou ne veut pas entendre parler, a subi le même sort.
L’Alliance a dû renoncer aussi à une référence à sa proposition du 16 avril à Vienne de négocier les «mesures de confiance» (inspections) pour les futures infrastructures de l’OTAN en Europe de l’Est.
«On pensait début mai que l’«Acte fondateur» allait fixer les bases des négociations de Vienne, finalement on a tout renvoyé ici», résume un expert.
Le CFE a été signé en 1990 entre les membres de l’OTAN et du pacte de Varsovie, l’ancienne alliance militaire communiste. Il engage aujourd’hui 30 Etats (16 de l’OTAN et 14 issus de l’éclatement de l’URSS et du pacte de Varsovie).
Il établit des plafonds d’armements 50/50, pour chaque Alliance militaire (qualifiée pudiquement de «groupe d’Etats») et dans cinq catégories: chars, véhicules blindés de combat, artillerie, avions de combat et hélicoptères d’attaque.

Vieilles revendications

Les négociations pour adapter le CFE à la nouvelle situation stratégique, demandées par Moscou, se sont ouvertes formellement à 30 le 21 janvier dernier. Elles ont piétiné en attendant l’accord de coopération entre les deux principaux protagonistes, OTAN et Russie.
Les engagements politiques pris en matière conventionnelle dans l’«Acte fondateur» figureront en effet, une fois traduits en langage juridiquement contraignant, dans le traité CFE «modernisé».
Ces engagements sont finalement «assez vagues», juge-t-on à Vienne.
OTAN et Russie déclarent que le but des négociations CFE «devrait être de réduire dans des proportions sensibles» les plafonds d’armements de l’Atlantique à l’Oural.
Les deux parties conviennent que les plafonds d’Alliance soient remplacés par des «plafonds nationaux» d’armement.
Sur la question-clé du stationnement de forces et d’infrastructures chez ses nouveaux membres, l’Alliance rappelle qu’elle ne prévoit pas de «stationnement permanent supplémentaire d’importantes forces de combat» et qu’«en conséquence, elle devra compter sur une infrastructure adéquate».
Dans ce contexte, OTAN et Russie annoncent leur intention de «prévenir toute concentration de forces conventionnelles» en «Europe centrale et orientale».
Pour bien marquer que l’accord OTAN-Russie n’a rien réglé de fondamental, la Russie a remis sur la table à Vienne le 19 mai trois vieilles revendications, «inacceptables» pour l’OTAN:
1) L’OTAN élargie devrait geler ses niveaux d’armement au niveau atteint par les 16 membres actuels.
2) L’OTAN ne pourrait introduire d’armements chez ses nouveaux membres que s’ils ne représentent pas plus de 1,5% du plafond de l’OTAN pour l’ensemble des pays concernés. En outre ce armements de l’OTAN ne devraient pas représenter plus de 5% du plafond national du pays où ils seront déployés.
Ainsi l’OTAN ne pourrait-t-elle pas stationner par exemple plus de 86 chars en Pologne et plus de 300 chars au total chez ses nouveaux membres, quel que soit le nombre de ces derniers.
3) Le traité ne devrait plus fixer de plafonds particuliers pour la zone allant de Saint-Petersbourg au Caucase. Moscou prendrait un simple engagement politique à limiter ses déploiements dans la région.
VIENNE, 29 Mai (AFP). — L’accord de coopération OTAN-Russie signé mardi n’a pas apporté la percée escomptée pour les négociations de Vienne sur la modernisation du traité sur les forces conventionnelles en Europe (CFE), selon des sources occidentales concordantes.Autant l’«Acte fondateur» est précis sur la question des armes et des infrastructures nucléaires, autant le texte a été «édulcoré» sur les armes et les infrastructures conventionnelles, selon elles.Au dernier moment on a sabré les points les plus épineux du projet.Ainsi un paragraphe fixant des «limites» au stationnement de forces de l’OTAN chez les nouveaux adhérents de l’Alliance, que Moscou voulait inclure, est-il finalement passé à la trappe.Un paragraphe demandé par l’Alliance, évoquant les limitations d’armement très restrictives...