«On est là devant une sorte de non-événement dans une pièce en trois actes qui avait commencé par une dissolution qui devait permettre de rénover la vie politique, de débattre des grands enjeux européens. Coup de théâtre hier avec l’annonce d’une démission anticipée du premier ministre», a-t-elle dit sur France 2.
«La prestation présidentielle n’apporte finalement pas grand chose. C’est une sorte de pot-pourri des meilleurs tubes de Jacques Chirac lors des dernières campagnes qu’il a menées: on ne peut être que d’accord avec les idées générales qu’il a énoncées. Bien sûr, être plus proche des préocupations des gens, tout le monde est pour; concilier liberté et solidarité, tout le monde est pour», a-t-elle dit. «Simplement, depuis des années les actes de Jacques Chirac et de ses amis démentent constamment ses discours».
Dominique Voynet a estimé que cette intervention pouvait même «choquer les Français: «Comment le président ose-t-il leur parler de justice alors que ses amis mettent tous les jours des bâtons dans les roues des juges qui tentent de faire leur travail? Comment peut-il parler de justice sociale alors que les retraites par capitalisation, l’alourdissement des prélèvements obligatoires qui touchent les plus fragiles, le démantèlement des services publics sont en train de la mettre en péril?»
«Comment peut-il parler de baisse des charges alors que nous souffrons tous d’un alourdissement des prélèvements justifiés par des politiques de gaspillage somptuaires au niveau de l’Etat?»
«Les Français ne sont pas à prendre pour des simplets, d’autant plus qu’ils attendaient peut-être que le président leur parle de l’Europe, ce qu’il n’a pas fait.


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