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Actualités - Reportage

83 millions de grossesses non voulues chaque année

PARIS, 28 Mai (AFP). — Quelque 83 millions des 200 millions de grossesses recensées chaque année dans le monde ne sont pas désirées, en raison de contraintes culturelles, sociales ou politiques qui empêchent les femmes d’accéder à la planification familiale, dénonce mercredi le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) dans son rapport 1997.
Lors de la conférence de l’ONU sur les femmes (Pékin, 1995), rappelle le FNUAP, les Etats se sont engagés sur le respect des droits fondamentaux des femmes en matière de santé et de sexualité, qui «comprennent le droit d’être maîtresses de leur sexualité», sans «contrainte, discrimination ou violence», avec une décision prise «librement et de manière responsable».
En réalité, ces engagements sont bafoués chaque jour, par l’absence de tout «droit de choisir», ou par manque d’offre de soins.
Un «déni de droits» que les femmes paient cher, souligne le FNUAP: chaque minute dans le monde, une femme meurt des suites d’une grossesse, en majeure partie dans les pays en développement.
Le FNUAP estime que 120 à 150 millions de femmes souhaiteraient limiter ou espacer leurs grossesses sans le pouvoir, et que plus largement, 350 millions de couples ne disposent d’aucun moyen d’information ou d’accès à la contraception.
Parmi les 200 millions de grossesses annuelles dans le monde, au moins 83 millions ne sont pas désirées.
Il en résulte 50 millions d’avortements, dont la moitié réalisés dans des conditions mettant en danger la santé ou la vie de la femme.
PARIS, 28 Mai (AFP). — Quelque 83 millions des 200 millions de grossesses recensées chaque année dans le monde ne sont pas désirées, en raison de contraintes culturelles, sociales ou politiques qui empêchent les femmes d’accéder à la planification familiale, dénonce mercredi le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) dans son rapport 1997.Lors de la conférence de l’ONU sur les femmes (Pékin, 1995), rappelle le FNUAP, les Etats se sont engagés sur le respect des droits fondamentaux des femmes en matière de santé et de sexualité, qui «comprennent le droit d’être maîtresses de leur sexualité», sans «contrainte, discrimination ou violence», avec une décision prise «librement et de manière responsable».En réalité, ces engagements sont bafoués chaque jour, par l’absence de tout «droit de...