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Actualités - Chronologie

L'OTAN examine aujourd'hui les candidatures des pays de l'est

BRUXELLES, 28 Mai (AFP). — Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN se réunissent jeudi et vendredi à Sintra (Portugal) où ils examineront pour la première fois les douze candidatures est-européennes à l’adhésion à l’Alliance, au lendemain d’un accord conclu avec la Russie.
Une réunion des onze pays membres du Comité de suivi de l’accord de paix de Dayton est prévue après la session semestrielle des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, afin notamment de désigner un successeur à Carl Bildt au poste de haut représentant civil en Bosnie.
Les anciens ministres britannique de la Défense Michael Portillo et espagnol des Affaires étrangères Carlos Westendorp sont candidats.
A peine conclu un «Acte fondateur» avec la Russie sur l’établissement de nouvelles relations, l’OTAN se penchera au cours de sa session, élargie vendredi à l’Europe de l’Est, sur les douze candidats frappant à sa porte.
Plusieurs d’entre eux doivent être invités officiellement à adhérer, lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’Alliance, convoqué les 8 et 9 juillet à Madrid.
Confrontée à une situation sans précédent depuis sa création en 1949 — choisir entre plusieurs candidats —, l’OTAN a réalisé deux documents, l’un sur les frais communs provoqués par de nouvelles adhésions, l’autre sur les «facteurs militaires» des candidatures.
Selon des diplomates, l’étude financière fait apparaître un coût très peu élevé (moins de cinq milliards de dollars sur dix ans pour l’intégration de la Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovénie et Roumanie) comparé aux estimations américaines (entre 27 et 35 milliards de dollars jusqu’en 2009, y compris les frais supportés par les candidats).
Les «facteurs militaires» ont été établis de manière «neutre», ajoutent les mêmes diplomates, en rappelant que les autorités politiques de l’Alliance ne voulaient pas que les militaires puissent peser dans la décision finale.
S’il semble acquis que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie feront partie des heureux élus, des questions subsistent sur les candidatures roumaines et slovènes. Les sept autres candidats (Bulgarie, Slovaquie, Macédoine, Albanie, Lettonie, Lituanie, Estonie) semblent avoir peu ou aucune chance d’accéder dans l’immédiat à l’Alliance.
Sur la question roumaine et slovène, les membres de l’OTAN se répartissent, selon un diplomate, en trois groupes:
— ceux comme l’Allemagne qui prônent une invitation à seulement trois pays pour des raisons pratiques (coût, capacité de l’OTAN à intégrer en même temps plusieurs adhésions) et politiques («montrer qu’on laisse la porte ouverte» aux pays refusés).
— ceux qui «veulent inviter jusqu’à cinq pays incluant Roumanie et Slovénie» pour équilibrer entre le nord et le sud de l’Europe l’élargissement de l’OTAN, soit la France, l’Italie, l’Espagne (qui soutient plus la Slovénie que la Roumanie), la Grèce, la Turquie, le Canada (qui rajoute même dans sa liste la Slovaquie), le Portugal et la Belgique.
— la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dont la position sera déterminante mais qui n’ont pas encore annoncé leur choix.
Selon un responsable de l’OTAN, aucune décision ne sera prise au Portugal.
BRUXELLES, 28 Mai (AFP). — Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN se réunissent jeudi et vendredi à Sintra (Portugal) où ils examineront pour la première fois les douze candidatures est-européennes à l’adhésion à l’Alliance, au lendemain d’un accord conclu avec la Russie.Une réunion des onze pays membres du Comité de suivi de l’accord de paix de Dayton est prévue après la session semestrielle des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, afin notamment de désigner un successeur à Carl Bildt au poste de haut représentant civil en Bosnie.Les anciens ministres britannique de la Défense Michael Portillo et espagnol des Affaires étrangères Carlos Westendorp sont candidats.A peine conclu un «Acte fondateur» avec la Russie sur l’établissement de nouvelles relations, l’OTAN se...