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Actualités - Chronologie

Kabila suspend les activités politiques

KINSHASA, 27 Mai (Reuter). — Le président autoproclamé de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a suspendu les activités de tous les partis politiques et interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations dans la capitale, Kinshasa.
Mais l’opposition regroupée autour d’Etienne Tshisekedi a maintenu ses appels à manifester mercredi, dénonçant dans le comportement de Kabila des pratiques en cours lorsque le maréchal Mobutu régnait encore sur l’ex-Zaïre.
La suspension dans Kinshasa des activités politiques et des manifestations au nom de la protection de la sûreté publique et de la propriété a été annoncée par la télévision nationale.
«Nous n’avons pas interdit les partis, ils existent mais ils ne peuvent pas poursuivre leurs activités», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Information Leyka Moussa Nyembo.
«Les partis cessent d’être actifs jusqu’à ce que nous ayons rétabli un peu d’ordre», a-t-il ajouté, précisant que ces mesures s’appliquaient à l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.
Le ministre de l’Information, Raphaël Ghenda, avait auparavant déclaré à la presse que le pays traversait une situation difficile rendant impossible la poursuite des activités politiques.
«Il y a un temps pour tout, expliquait-il, et nous sommes dans une période où il faut instaurer un gouvernement.»
Le ministre de la Justice, Célestin Louangry, annonçait de son côté: «Nous voulons restaurer la confiance du peuple. Chacun doit se sentir protégé».
«Nous sommes habitués à ce genre de choses depuis la période Mobutu», a déclaré Vianney Kabukanye, secrétaire général du mouvement des jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de Tshisekedi. Les partisans de Kabila, a-t-il ajouté, «sont des néo-mobutistes qui veulent nous empêcher d’agir. Nous les ignorerons totalement.»
Joseph Olenghakov, allié politique du chef de l’UDPS, soulignait pour sa part que les manifestants de mercredi «témoigneront l’attachement du peuple à Kabila» mais aussi à ses convictions.
Vendredi et samedi derniers, soit une semaine seulement après l’entrée triomphale des forces de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila dans la capitale, des opposants avaient défilé dans la capitale pour réclamer le départ des soldats étrangers présents dans les rangs de l’ex-rébellion et la présence de Tshisekedi au gouvernement.
Les forces de Kabila avaient dû ouvrir le feu en l’air pour disperser la foule. Plusieurs manifestants avaient été emmenés en arrestation mais des responsables du nouveau gouvernement ont dit qu’ils avaient ensuite été relâchés.

Elargissement
du gouvernement

Tshisekedi exige depuis des années d’occuper les fonctions de premier ministre aux termes d’un vote de la conférence sur la souveraineté nationale remontant à 1992.
Dans les cercles du pouvoir, on rappelle que le nouveau régime ne prévoit pas de premier ministre mais on souligne que Kabila s’apprête à ajouter sept ministres à son gouvernement qui en compte actuellement treize.
Ces nouvelles nominations ministérielles pourraient permettre de faire un peu plus de place à l’ancienne opposition «intérieure» au régime de Mobutu.
A Bruxelles, Justine Mpoyo Kasavubu, l’une des deux figures de l’opposition admises au sein du gouvernement de Kabila et porte-parole de l’UDPS, a jugé possible une rencontre entre Laurent-Désiré Kabila et Etienne Tshisekedi.
«Maintenant que notre ennemi (Mobutu) a disparu, je ne vois pas pourquoi Kabila refuserait de rencontrer Tshisekedi et je ne peux pas imaginer que Tshisekedi, vu la lutte qu’il a mené jusqu’à présent, ne reconnaîtrait pas Kabila», a déclaré Kasavubu.
Dans son édition de lundi, le quotidien «Le Palmarès» croyait même savoir que Tshisekedi s’était vu offrir un poste de vice-président. Mais l’entourage du chef de l’UDPS a catégoriquement démenti.
KINSHASA, 27 Mai (Reuter). — Le président autoproclamé de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a suspendu les activités de tous les partis politiques et interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations dans la capitale, Kinshasa.Mais l’opposition regroupée autour d’Etienne Tshisekedi a maintenu ses appels à manifester mercredi, dénonçant dans le comportement de Kabila des pratiques en cours lorsque le maréchal Mobutu régnait encore sur l’ex-Zaïre.La suspension dans Kinshasa des activités politiques et des manifestations au nom de la protection de la sûreté publique et de la propriété a été annoncée par la télévision nationale.«Nous n’avons pas interdit les partis, ils existent mais ils ne peuvent pas poursuivre leurs activités», a déclaré le porte-parole du ministère de...