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Actualités - Chronologie

Pas de flambée de salaires en cas de succès de l'opposition

PARIS, 27 Mai (Reuter). — Lionel Jospin s’est exprimé mardi en faveur d’une «progression maîtrisée du pouvoir d’achat» des ménages, sans flambée à court terme des salaires, de façon à régénérer une croissance et à développer l’emploi. Le leader socialiste considère en outre qu’une telle orientation ira dans le sens de l’«intérêt bien compris» des entreprises.
«La part des salaires dans le revenu national a trop baissé, si bien que la consommation et la demande en France ne sont pas à un niveau suffisamment élevé pour que les entreprises elles-mêmes aient des débouchés suffisants pour justifier leurs investissements et leurs emplois», a-t-il déclaré sur Europe1.
«Donc, c’est de leur intérêt bien compris que nous allions tous dans ce sens. Mais il ne s’agit pas de faire une flambée des salaires à court terme pour ensuite le payer en termes de prix, en termes de dérapages des finances. Donc, tout ça devra être programmé», a ajouté Lionel Jospin pour qui cela ne se fera «pas en six mois (mais) sur une perspective de plusieurs années».
C’est dans ce cadre que sera réunie une conférence nationale sur les salaires, l’emploi et la diminution du temps de travail.
Cette réorientation de la politique économique «vers la croissance et vers l’emploi» passe, pour le premier secrétaire du parti socialiste, par une «inflexion forte», sans laquelle «notre société restera menacée».
Mais Lionel Jospin a cependant reconnu les nécessités budgétaires. «Cette politique plus dynamique, cette politique de croissance, cette politique volontariste (...) avec les différents moyens que nous avons proposés doit se conduire à l’intérieur d’un certain nombre de contraintes, nous avons dit: nous n’augmenterons pas les prélèvements obligatoires (...) nous n’augmenterons pas les dépenses publiques», a-t-il rappelé.
PARIS, 27 Mai (Reuter). — Lionel Jospin s’est exprimé mardi en faveur d’une «progression maîtrisée du pouvoir d’achat» des ménages, sans flambée à court terme des salaires, de façon à régénérer une croissance et à développer l’emploi. Le leader socialiste considère en outre qu’une telle orientation ira dans le sens de l’«intérêt bien compris» des entreprises.«La part des salaires dans le revenu national a trop baissé, si bien que la consommation et la demande en France ne sont pas à un niveau suffisamment élevé pour que les entreprises elles-mêmes aient des débouchés suffisants pour justifier leurs investissements et leurs emplois», a-t-il déclaré sur Europe1.«Donc, c’est de leur intérêt bien compris que nous allions tous dans ce sens. Mais il ne s’agit pas de faire une flambée des...