«Nous voulons aboutir à un règlement pacifique, car la guerre ne résoudra pas le problème, mais affectera les huit millions de personnes vivant au Cachemire», a déclaré le président Farooq Ahmed Leghari lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi, au terme d’une visite officielle de trois jours.
«Nous poursuivrons notre dialogue avec l’Inde et nous souhaitons coopérer pour mettre fin à la course à l’armement et aboutir à une solution qui nous permettra de nous concentrer sur le développement», a-t-il poursuivi.
M. Leghari a examiné avec son homologue des Emirats arabes unis, cheikh Zayed Ben Zayed al-Nahyane, le conflit sur le Cachemire, la principale pomme de discorde entre l’Inde et le Pakistan. C’est pour le contrôle de cette région himalayenne, divisée entre eux depuis un demi-siècle, que les deux pays se sont livrés deux des trois guerres qui les ont, au total, opposés depuis 1947.
Le président pakistanais a indiqué que cheikh Zayed, qui se rend régulièrement au Pakistan pour la chasse aux faucons, lui avait conseillé de négocier avec l’Inde, seul moyen de régler le conflit du Cachemire.
Il a indiqué que cette question serait examinée par les ministres des Affaires étrangères pakistanais et indien du 19 au 22 juin à Islamabad.
«Nous avons de vieilles relations commerciales avec l’Inde et nos intérêts sont étroitement liés. Le Pakistan est disposé à ouvrir un dialogue avec l’Inde», a ajouté M. Leghari.
Les entretiens du président pakistanais à Abou Dhabi ont également porté sur les perspectives d’investissement des Emirats au Pakistan, notamment sur une participation d’Abou Dhabi à un projet pétrolier dans la province centrale.
Ce projet de 800 millions de dollars porte sur la construction d’un réseau d’oléoducs.


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