Rendez-vous avec la station orbitale russe Mir, expériences scientifiques menées dans le laboratoire Spacehab par le spationaute français de l’Agence spatiale européenne (ESA) Jean-François Clervoy, échange d’astronautes, toutes les opérations se sont déroulées comme prévu.
Seul grain de sable: un atterrissage retardé de plus d’une heure pour des raisons météorologiques.
L’amarrage d’Atlantis et de Mir était le 6e sur les neuf prévus par les agences spatiales américaine (NASA) et russe pour roder les techniques d’accostage et de travail en commun, en préparation de la future station internationale dont la mise en place doit commencer en 1998.
Il a permis pour la première fois de tester avec succès une nouvelle technologie européenne de rendez-vous dans l’espace, avec un rayon laser. Cette manipulation simulait celles que réalisera le Véhicule de Transfert Automatique (ATV) européen lorsqu’il approvisionnera la station spatiale internationale.
Pendant les cinq jours d’amarrage, les huit hommes et deux femmes à bord du complexe spatial Atlantis-Mir ont transféré entre les deux vaisseaux plus de trois tonnes de vivres et de matériels, dont un générateur d’oxygène Elektron pour en remplacer un autre, tombé récemment en panne dans la station orbitale.
L’astronaute Michael Foale a quant à lui pris la place de Jerry Linenger à bord de Mir. Les responsables de la NASA ont indiqué que Linenger, revenu sur terre avec la navette après 132 jours dans l’espace, a rempli sa mission à 100% malgré les problèmes qui ont touché pendant son séjour la station orbitale (Incendie, panne des générateurs d’oxygène et du système de climatisation, etc).
Pour ce vol, Clervoy était chargé des expériences menées dans le laboratoire Spacehab, et notamment sur le Biorak européen où cohabitaient plantes et petits animaux pour déterminer les effets de la micropesanteur sur des systèmes vivants. Il a également travaillé sur l’expérience allemande MOMO portant sur la solidification des matériaux.
Cette 84e mission de navette spatiale a par ailleurs été remarquable par son aspect international, avec la présence de quatre nationalités à bord de la navette, préfigurant les équipages qui travailleront dans la station internationale à partir de 1999.
«Là-haut, je me demande si je suis Français, Européen, ou citoyen du monde entier», s’était d’ailleurs exclamé le spationaute Jean-François Clervoy lors d’une conférence de presse donnée à partir d’Atlantis.


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