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Actualités - Chronologie

Pioline, l'efficacité avant tout

PARIS, 22 Mai (Reuter). — Depuis sa finale de l’US Open perdue en 1993, Cédric Pioline a sans cesse cherché un improbable équilibre entre une efficacité, qu’il n’a jamais retrouvée, et le beau jeu auquel il ne parvient pas à renoncer.
Pourtant pour son dixième Roland-Garros, le Parisien, qui aura 28 ans le mois prochain, affirme n’avoir qu’une ambition: être performant devant son public après un printemps en dents de scie.
Pour le numéro un tricolore, tout avait bien commencé à Barcelone avec une victoire au troisième tour sur celui qui était, encore pour peu de temps, le roi incontesté de la plus lente des surfaces: Thomas Muster.
Ce jour-là, Pioline avait disputé un match intense, imposant ses accélérations et sa détermination au numéro deux mondial, couronné quelques jours plus tôt à Key Biscayne.
Mais le lendemain, la chute était dure face au futur vainqueur de l’épreuve, Albert Costa, un des représentants les plus éminents de l’armada espagnole qui croise fièrement dans les hautes sphères du classement ATP.
La semaine suivante à Monte-Carlo, Pioline connaissait un sort identique, victime du lift éprouvant d’Alex Corretja, l’homme en forme du moment.
C’est à Prague, au tout début du mois, que le Français a retrouvé le sourire en remportant le deuxième tournoi de sa carrière à l’arraché: quatre matches sur cinq en trois sets et une finale tendue, conclue au tie-break de l’ultime manche.

Communion

Ce jour-là, face au numéro un tchèque Bohdan Ulihrach, Cédric Pioline avait surtout à cœur de mettre fin à une réputation de perdant.
Sur les neuf finales qu’il avait disputées, il n’en avait gagné qu’une un an plus tôt à Copenhague. A Prague, le beau jeu avait cédé la place à l’efficacité.
«C’est bien de gagner un tournoi sans jouer fabuleusement bien», soulignait son entraîneur Pierre Cherret.
Devenu coach à plein temps depuis le début de l’année après avoir été partenaire d’entraînement pendant près de huit ans, Cherret se félicite de l’évolution suivie par son élève.
«Son tennis monte. Son physique monte. On est sur la bonne voie», soutient-il.
Après une défaite contre Boris Becker à Rome, Pioline s’est isolé quelques jours pour se concentrer, comme les autres Français, sur le sujet majeur de sa saison: Roland-Garros.
«J’ai souvent échoué parce que j’avais envie de trop bien faire», précise-t-il. «Avec les années, j’apprécie de plus en plus de jouer le tournoi».
Quart de finaliste l’an passé, il avait réussi à sortir la nouvelle teigne chilienne, Marcelo Rios.
«J’ai senti une certaine communion avec le public et j’aimerais bien retrouver cette sensation», avoue-t-il.
La Coupe Davis a d’ailleurs renforcé cette relation avec les spectateurs parisiens.
Du bas de son 32e rang mondial, Pioline ne pourra pas prétendre jouer les tête de série, mais il espère enfin faire rêver ses supporters.
PARIS, 22 Mai (Reuter). — Depuis sa finale de l’US Open perdue en 1993, Cédric Pioline a sans cesse cherché un improbable équilibre entre une efficacité, qu’il n’a jamais retrouvée, et le beau jeu auquel il ne parvient pas à renoncer.Pourtant pour son dixième Roland-Garros, le Parisien, qui aura 28 ans le mois prochain, affirme n’avoir qu’une ambition: être performant devant son public après un printemps en dents de scie.Pour le numéro un tricolore, tout avait bien commencé à Barcelone avec une victoire au troisième tour sur celui qui était, encore pour peu de temps, le roi incontesté de la plus lente des surfaces: Thomas Muster.Ce jour-là, Pioline avait disputé un match intense, imposant ses accélérations et sa détermination au numéro deux mondial, couronné quelques jours plus tôt à Key Biscayne.Mais...