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Actualités - Chronologie

Bruno Megret, le candidat vedette de l'extrême-droite


VITROLLES (France), 22 Mai (AFP). — Candidat près de Marseille (Sud), le numéro 2 du Front national Bruno Mégret a réussi à voler la vedette médiatique à son «patron» Jean-Marie Le Pen à l’occasion de la campagne pour les élections législatives des 25 mai et 1er juin.
Sur le marché de Vitrolles, ils ne sont pas moins de cinq journalistes anglo-saxons à le suivre dans cette «ville nouvelle» sans âme construite à une vingtaine de kilomètres au nord de Marseille et aujourd’hui minée par le chômage.
M. Mégret a réussi à y faire élire son épouse Catherine à la faveur d’une municipale partielle à fort retentissement en février, lui-même ayant été déclaré inéligible à ce poste pour dépassement de ses comptes de campagne en 1995.
«Bonjour Monsieur, bonjour Madame, une petite cassette?», propose-t-il à chacune des personnes qu’il rencontre, essuyant rarement un refus. Soucieux de ne rien laisser au hasard, ce petit homme froid et sec de 48 ans, ingénieur de haut niveau et transfuge du parti gaulliste RPR, a fait tirer à 20.000 exemplaires ces cassettes audio intitulées «Choisissez l’avenir: votez Mégret».
Il y développe les thèmes du FN pour «inverser le courant de l’immigration», «rétablir la sécurité» ou encore «s’opposer au mondialisme, à Maastricht et à la monnaie unique».
M. Le Pen (68 ans) a renoncé à se représenter, il avait été battu à Nice (sud-est) en 1993. Officiellement, il se réserve pour la campagne nationale de son parti et la prochaine présidentielle.
Le président-fondateur du FN n’avait en fait aucune chance d’être élu député, compte tenu du scrutin majoritaire en vigueur pour ce type d’élections, qui impose une solide implantation locale et des alliances avec d’autres formations pour l’emporter au second tour décisif.
VITROLLES (France), 22 Mai (AFP). — Candidat près de Marseille (Sud), le numéro 2 du Front national Bruno Mégret a réussi à voler la vedette médiatique à son «patron» Jean-Marie Le Pen à l’occasion de la campagne pour les élections législatives des 25 mai et 1er juin.Sur le marché de Vitrolles, ils ne sont pas moins de cinq journalistes anglo-saxons à le suivre dans cette «ville nouvelle» sans âme construite à une vingtaine de kilomètres au nord de Marseille et aujourd’hui minée par le chômage.M. Mégret a réussi à y faire élire son épouse Catherine à la faveur d’une municipale partielle à fort retentissement en février, lui-même ayant été déclaré inéligible à ce poste pour dépassement de ses comptes de campagne en 1995.«Bonjour Monsieur, bonjour Madame, une petite cassette?», propose-t-il à...