Selon la Constitution, le président de la République est officiellement la seconde personnalité de l’Etat après le guide suprême de la révolution, actuellement l’ayatollah Ali Khamenei, qui a succédé au fondateur de la république islamique, l’imam Khomeiny.
Le président doit être élu parmi les personnalités religieuses et politiques remplissant les conditions suivantes: Iranien d’origine, de nationalité iranienne, administrateur expérimenté, ayant de bons antécédents, digne de confiance, vertueux et attaché aux fondements de la République islamique et à la religion officielle du pays, l’islam chiite.
Le président de la République est élu à la majorité absolue des voix, mais, si au premier tour, aucun des candidats n’obtient une telle majorité, un second tour se déroulera le vendredi de la semaine suivante entre les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix.
L’élection d’un nouveau président de la République doit avoir lieu un mois avant l’expiration du mandat du président.
Depuis la révision constitutionnelle de juillet 1989, le président, dans les limites de ses pouvoirs prévus par la Constitution, est responsable devant le peuple, le guide et le Parlement.
Il peut être révoqué par le guide, après condamnation par la Cour suprême ou un vote du Parlement. C’est cette procédure de destitution qui a été utilisée en 1981 par le Parlement contre le président Abolhassan Banisadr.
L’élection du chef de l’Etat doit être approuvée par le guide de la République, plus haute autorité politique et religieuse du pays.
Ce dernier détient de très vastes pouvoirs. Placé au-dessus des institutions, il joue le rôle d’arbitre entre différents pouvoirs, commande les forces armées et peut déclarer la guerre à l’étranger.
La Constitution prévoit une stricte séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire.
Le Parlement est un autre centre de pouvoir important. Elu au suffrage universel direct, le Majlès, doté d’importants pouvoirs, compte 720 sièges renouvelables tous les quatre ans.
Le chef du pouvoir judiciaire est nommé par le guide de la République.
Outre les trois pouvoirs classiques, l’Iran compte plusieurs conseils de décisions politique et militaire qui relèvent directement soit du guide suprême, soit du président de la République.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir