Colin Hayday, 53 ans, avait pris à bord de son taxi Jo Reynolds, un publicitaire, et lui avait raconté l’histoire d’un chauffeur de taxi qui se lance dans une énorme affaire immobilière avant d’abandonner au dernier moment, lorsque des terroristes se révèlent impliqués dans l’affaire.
«Lorsque je suis monté dans le taxi de Colin, j’étais comme la plupart des Londoniens qui viennent juste de finir une longue journée, plutôt réservé et impatient de rentrer chez moi», a raconté M. Reynolds.
«Mais Colin a commencé à me raconter son histoire et au bout de vingt minutes, lorsque nous sommes arrivés chez moi, j’étais au bord de mon siège, c’était une histoire très excitante», a-t-il ajouté.
Le chauffeur étant dyslexique, M. Reynolds s’est chargé de rédiger un script. Deux mois plus tard, Colin Hayday prend à son bord Neil Jordan, le réalisateur de «Michael Collins». Enthousiasmé par le scénario, il envoie une lettre au chauffeur l’assurant qu’il aurait souhaité tourner le film mais ne pouvait le faire faute de temps, a raconté M. Hayday dans la presse.
Enfin, à la veille de Noël 1995, M. Hayday emmène dans son taxi l’Américain John Frank Rosenblum, président de Lightouse Productions, une maison de production d’Hollywood.
En mars dernier, la société a acheté les droits du script. Le film dispose désormais d’un budget de 10 millions de livres (16 millions de dollars) et c’est le réalisateur Graham Baker qui devrait le tourner. Michelle Pfeiffer et Hugh Grant ont notamment été pressentis pour jouer dans le film, selon M. Hayday, qui va partager le produit de la vente du script de son idée avec M. Reynolds.


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