Selon le général Fayez Zaydan, la compagnie de l’Autorité palestinienne commencera à assurer le vol entre el-Arish, sur la côte méditerranéenne du Sinaï, et Amman, avant d’ajouter ensuite des vols pour Le Caire, Djeddah, en Arabie Séoudite, Larnaca, à Chypre, et Istanbul.
Bien que les ventes de billets ne soient ouvertes au public qu’à partir de dimanche, le vol inaugural du 1er juin pour Amman est d’ores et déjà plein, a indiqué M. Zaydan.
Les quotidiens palestiniens ont commencé cette semaine à publier des encarts pour faire connaître les Palestinian Airlines, avec en toile de fond le Dôme du rocher, à Jérusalem, l’un des principaux lieux saints musulmans. Le Dôme du rocher est également représenté sur le dos des tickets de la compagnie.
Pour l’instant, les Palestinian Airways n’ont que deux Fokker-50 capables d’emporter chacun 48 passagers. Ils ont été offerts par le gouvernement néerlandais à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat.
La compagnie, qui a été fondée après le début de l’autonomie en 1994, se bornait jusqu’ici à assurer des liaisons charter. Elle a notamment transporté, au départ d’el-Arish, l’aéroport égyptien le plus proche de la bande de Gaza, des pèlerins palestiniens qui ont effectué en avril le «hajj» à La Mecque.
La compagnie n’a pas eu le feu vert des autorités israéliennes pour utiliser l’aéroport que les Palestiniens ont construit dans le sud de la bande de Gaza.
Aux termes de l’accord d’extension de l’autonomie signé en 1995 avec Israël, les Palestiniens se voient reconnaître le droit de construire un aéroport et un port maritime à Gaza. Mais l’exigence israélienne d’exercer le contrôle total des procédures de sécurité à l’entrée et à la sortie a bloqué la mise en service, les Palestiniens estimant qu’il s’agit d’une atteinte à leur souveraineté.


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