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Actualités - Chronologie

Les affaires au coeur de la bataille de Paris

PARIS, 20 Mai (AFP). — A Paris, la gauche s’en réjouit et la droite s’en désole, mais les deux camps conviennent que l’image dégradée du maire gaulliste Jean Tiberi, associée aux scandales, est au cœur de la campagne.
Avec 28 candidats qui ont choisi de l’affronter dans son fief du Quartier Latin, au centre de la capitale, M. Tiberi détient le record de France de la bataille législative, qui se déroule en deux tours, les 25 mai et 1er juin.
A contre-courant du résultat attendu sur le plan national, la droite devrait subir à Paris un sérieux revers face à une gauche qui redouble d’attaques contre un baston édifié, il y a 20 ans, par le président Jacques Chirac.
Sur les 19 des 21 sièges qu’elle contrôle actuellement, la majorité sortante de coalition de droite pourrait en perdre jusqu’à la moitié, selon un sondage, ce qui la mettrait à égalité avec la gauche socialiste et ses alliés.
Cible des socialistes, et visé, comme d’autres membres de sa famille, par des affaires judiciaires, M. Tiberi, un ancien juge de 62 ans originaire de Corse, serait désavoué par six parisiens sur dix, selon un sondage.
Apparemment serein, M. Tiberi arpente les marchés populaires où il s’est fait sa clientèle, en promettant de rendre «Paris propre» avec des mesures contre la pollution canine, sujet de «fort mécontentement».
Mais la gauche, sans trop citer son nom, a fait de la bataille de Paris le symbole de la lutte contre les «affaires politico-financières», après elle-même avoir été accusée dans les années 80 de s’en être rendue coupable.
«Corruption, affaires, réseaux de financement occulte, politique cynique à l’égard des pauvres et des jeunes, Paris, capitale merveilleuse de tous les Français est devenue depuis 1977 la propriété exclusive d’un clan» a lancé le chef de l’opposition socialiste Lionel Jospin.
M. Tiberi a été impliqué, mais non inculpé, dans une très vaste affaire portant sur un système de financement occulte présumé du parti gaulliste RPR, à l’époque où M. Chirac était maire, via les marchés d’immobilier public.
Il a été en revanche inculpé, comme son épouse Xavière pour une étude, à l’intérêt douteux, payé 200.000FF (40.000 USD) sur fonds publics.
Sur plainte d’une association de contribuables parisiens, M. Tiberi a aussi dû s’expliquer sur un logement du domaine public de Paris qu’il avait octroyé à son fils, après une coûteuse rénovation.
A l’ouverture de la campagne, M. Tiberi s’est aussi fait accuser par le magazine d’enquêtes le Canard Enchaîné d’avoir faire inscrire illégalement «3.000 à 4.000 électeurs» fantômes dans son arrondissement.
Et, une semaine avant le premier tour, un candidat de droite, le professeur Georges Maté, un célèbre cancérologue a accusé une association présidée par M. Tiberi d’avoir détourné des fonds destinés à son institut de lutte contre le cancer.
Face à ces épreuves à répétition, M. Tiberi oppose la tactique de l’édredon, expliquant son impopularité par une «campagne mensongère, odieuse et quotidienne». Selon un sondage, il devrait pour la première fois être mis en ballottage, et ne s’imposer qu’au second tour dans son fief face à la candidate socialiste Lyne Cohen-Solal.
PARIS, 20 Mai (AFP). — A Paris, la gauche s’en réjouit et la droite s’en désole, mais les deux camps conviennent que l’image dégradée du maire gaulliste Jean Tiberi, associée aux scandales, est au cœur de la campagne.Avec 28 candidats qui ont choisi de l’affronter dans son fief du Quartier Latin, au centre de la capitale, M. Tiberi détient le record de France de la bataille législative, qui se déroule en deux tours, les 25 mai et 1er juin.A contre-courant du résultat attendu sur le plan national, la droite devrait subir à Paris un sérieux revers face à une gauche qui redouble d’attaques contre un baston édifié, il y a 20 ans, par le président Jacques Chirac.Sur les 19 des 21 sièges qu’elle contrôle actuellement, la majorité sortante de coalition de droite pourrait en perdre jusqu’à la moitié, selon un...