A Los Angeles, vingt et un étudiants noirs ont été admis, soit une chute de 80% par rapport aux 104 acceptés un an auparavant. Le nombre d’Hispaniques est passé quant à lui de 108 à 73. A Berkeley, sur les 792 étudiants acceptés, 14 seulement sont Afro-Américains (au lieu de 75 il y a un an) et 39 Hispaniques, environ moitié moins qu’en 1996.
En revanche, le nombre d’étudiants blancs et asiatiques est en augmentation (plus 12 et 18% respectivement à Berkeley).
Les dirigeants de l’université de Californie, qui accueille quelque 167.000 étudiants sur ses neuf campus, avaient décidé en 1995 de ne plus prendre en compte la race ni le sexe dans leurs critères d’admission. Cette décision entre en vigueur pour la rentrée de l’automne 1997.
Cette suppression des programmes d’«action affirmative» qui avaient pour but de favoriser les minorités raciales afin de compenser des décennies de discrimination avait été approuvée par les électeurs californiens lors d’un référendum en novembre dernier.
Le principal opposant de l’«action affirmative», Ward Connerly, lui-même un des dirigeants de l’université de Californie, s’est félicité de voir démasqué «un système artificiel de préférences». «Si nous voulons vraiment aider ces adolescents noirs et hispaniques, nous devons (…) faire en sorte qu’ils soient capables de concourir», a-t-il dit.
Selon une étude faite sur toutes les facultés de droit des Etats-Unis par un professeur de l’université de Caroline du Nord, Linda Wightman, seulement 20% des 3.435 Noirs admis dans une faculté de droit américaine en 1990 auraient été acceptés si les critères scolaires avaient été les seuls retenus. Cette étude note également que par la suite il n’y a pas de différence notable entre étudiants noirs et autres dans l’obtention du diplôme de fin d’études.


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