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Actualités - Chronologie

Allers-retours express sur mars dans dix ans


HOUSTON (Etats-Unis), 20 Mai (AFP). – Des allers-retours express sur Mars, réduisant le voyage de plus de trois ans à seulement sept mois, seront possibles dans une dizaines d’années grâce à la mise au point d’un moteur ionique nucléaire révolutionnaire.
Le «Tunable Exhaust Plasma Rocket», dont les essais ont commencé dans un bâtiment dépendant du centre spatial Johnson, près de Houston (Texas), permettra d’aller jusqu’à la planète rouge en 2,5 mois, d’y rester 2 mois et de revenir sur terre en 2,5 mois.
Avec les moyens de propulsion actuels, il faut compter 8 mois pour chaque trajet et les astronautes seraient obligés de rester sur place deux ans. Pour revenir, ils devraient en effet attendre que les positions respectives de Mars et de la terre soient satisfaisantes.
Mis au point par l’astronaute Franklin Chang-Diaz, un chercheur du Massachusetts Institute of Technology (MIT), le moteur ionique agit en faisant transiter un plasma, gaz ionisé extrêmement chaud – 10 millions de degrés – à travers un tube terminé par une tuyère.
L’ionisation du gaz, de l’hydrogène, permet de séparer les électrons des ions, ceux-ci étant éjectés à des vitesses variables de 50 à 300 km/s. Des champs magnétiques sont utilisés dans le corps du moteur pour canaliser le plasma, et à la sortie «pour contrôler la vitesse d’éjection, comme on le fait pour l’eau avec un tuyau d’arrosage», explique le chercheur.
La puissance de ces moteurs est telle que malgré leur taille – 3 à 4 m de long et environ un mètre de diamètre –, il en suffirait de trois pour propulser une navette jusqu’à Mars.

Modèle réduit

Le réchauffement du plasma, dans une sorte de four à micro-ondes, nécessite de très grandes quantités d’électricité – 10 mégawatts par moteur – qui seront fournies par trois réacteurs nucléaires à l’uranium.
Le corps du véhicule spatial sera entouré sur toute sa hauteur d’une série d’énormes réservoirs ressemblant à celui utilisé pour les navettes spatiales actuelles. Ils seront remplis d’hydrogène liquide, le comburant du moteur ionique.
Ces réservoirs permettraient par ailleurs d’isoler l’équipage des radiations solaires et de contrôler la chaleur à l’intérieur du vaisseau.
Lors d’un voyage classique vers Mars, selon Franklin Chang-Diaz, les moteurs permettraient d’augmenter la vitesse pendant la première moitié du voyage et au contraire de la réduire pendant la seconde, pour permettre une mise en orbite autour de la planète avant l’atterrissage.
Plusieurs formules de voyages sont déjà envisagées: la classique, avec 90 jours aller, 60 jours sur place et 90 jours retour, le «Speedboat» (101, 30, 104), la «mission étendue» (90, 704, 90) ou le «Remorqueur» avec une charge utile. Le voyage en 90 jours peut même être réduit à 71 jours si nécessaire.
Dans le petit laboratoire qui lui est réservé au Sony Carter Training Center, où s’entraîne les astronautes Chang-Diaz fait tourner «son» moteur tous les jours.
Les premiers essais en vol, précise-t-il, se dérouleront d’ici à cinq ans. Un modèle réduit sera lâché d’une navette spatiale et le moteur sera allumé pour vérifier son comportement. L’énergie nécessaire pour chauffer le plasma sera alors produite par des batteries. Après, les dernières mises au point seront selon lui «très rapides».
Alors, il sera possible d’utiliser le moteur ionique vers Mars et, se plaît à rêver Franklin Chang-Diaz qui a déjà effectué cinq missions dans l’espace, pourquoi pas vers Jupiter, Saturne ou Pluton.


HOUSTON (Etats-Unis), 20 Mai (AFP). – Des allers-retours express sur Mars, réduisant le voyage de plus de trois ans à seulement sept mois, seront possibles dans une dizaines d’années grâce à la mise au point d’un moteur ionique nucléaire révolutionnaire.Le «Tunable Exhaust Plasma Rocket», dont les essais ont commencé dans un bâtiment dépendant du centre spatial Johnson, près de Houston (Texas), permettra d’aller jusqu’à la planète rouge en 2,5 mois, d’y rester 2 mois et de revenir sur terre en 2,5 mois.Avec les moyens de propulsion actuels, il faut compter 8 mois pour chaque trajet et les astronautes seraient obligés de rester sur place deux ans. Pour revenir, ils devraient en effet attendre que les positions respectives de Mars et de la terre soient satisfaisantes.Mis au point par l’astronaute Franklin...