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Actualités - Chronologie

Présidentielle iranienne dans un contexte international difficile

TEHERAN, 20 Mai (AFP). — Le prochain président iranien héritera d’un pays en butte à un embargo américain total, déserté par les ambassadeurs de l’Union européenne et aux relations pour le moins chaotiques avec nombre de ses voisins.
La campagne électorale pour le scrutin de vendredi n’a pas fait progresser le débat sur un rapprochement avec l’Occident, toujours diabolisé par la propagande officielle.
Le guide spirituel et numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde «tout candidat qui montrerait le moindre signe de faiblesse face aux Etats-Unis, l’ingérence des gouvernements occidentaux, l’invasion politique et culturelle étrangère».
L’inusable ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Vélayati, en poste depuis 15 ans, a lui aussi répété «qu’avec le changement de président, la diplomatie iranienne ne changerait pas».
M. Vélayati a fait allégeance au candidat conservateur Ali Akbar Nategh-Nouri et pourrait devenir vice-président chargé des Affaires internationales dans le prochain gouvernement.
Verrouillé par le guide Khamenei, le débat de politique étrangère se réduit pour l’essentiel à des incantations anti-américaines ou à des propos convenus sur le rôle régional de l’Iran au Moyen-Orient et en Asie centrale.
Le candidat de la gauche radicale et des modérés, Mohammad Khatami, a fait l’objet d’insinuations malveillantes sur «l’américanophilie» d’une partie de son entourage.
M. Nategh-Nouri, pour sa part, a essuyé un feu roulant de critiques sur son «anglophilie» présumée à la suite d’une visite au Foreign Office à Londres d’un de ses proches lieutenants, Ali Laridjani.
La normalisation avec Washington est considérée dans les milieux diplomatiques à Téhéran comme l’enjeu numéro un de la prochaine présidence en politique étrangère.
L’Iran fait face depuis près de deux ans à un embargo total des Etats-Unis qui l’accusent de soutenir le terrorisme international, de se doter d’armes de destruction massive et de chercher à saboter le processus de paix israélo-palestinien.
Les relations avec l’Europe, qui connaissent leur plus grave crise depuis la «fatwa» condamnant à mort l’écrivain Salman Rushdie en 1989, constituent également un dossier brûlant.
Les ambassadeurs européens ont été rappelés en consultations, après que l’Iran eut été accusé, le 10 avril dernier, de terrorisme d’Etat par un tribunal de Berlin. Cinq semaines plus tard, ils sont toujours absents de Téhéran, en solidarité avec le représentant allemand, que l’Iran ne veut pas voir revenir pour l’instant.
L’Iran vient par ailleurs d’enregistrer un grave revers en Afghanistan, avec la prise du pouvoir à Kaboul par la milice intégriste des Taliban, hostile à Téhéran. Les relations avec le Pakistan, accusé de soutenir les Taliban, se sont du même coup dégradées.
Les relations avec la Turquie restent instables, l’arrivée du premier ministre islamiste Necmettin Erbakan s’est traduite par un regain d’hostilité à l’égard de l’Iran dans les milieux laïcs turcs, en particulier l’armée.
Celles avec les pays du Golfe, en particulier avec l’Arabie Séoudite, se sont réchauffées récemment, mais le contentieux avec les Emirats arabes unis (UAE) sur la souveraineté de trois petites îles du Golfe persique reste entier.
Neuf ans après la fin de la guerre, Bagdad et Téhéran n’ont toujours pas normalisé leurs rapports.
Face à la crise avec les Européens, l’Iran a relancé ses efforts de coopération avec les pays d’extrême-Orient, en particulier la Chine, ainsi qu’avec les républiques d’Asie centrale. La Russie est aussi ardemment courtisée.
TEHERAN, 20 Mai (AFP). — Le prochain président iranien héritera d’un pays en butte à un embargo américain total, déserté par les ambassadeurs de l’Union européenne et aux relations pour le moins chaotiques avec nombre de ses voisins.La campagne électorale pour le scrutin de vendredi n’a pas fait progresser le débat sur un rapprochement avec l’Occident, toujours diabolisé par la propagande officielle.Le guide spirituel et numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde «tout candidat qui montrerait le moindre signe de faiblesse face aux Etats-Unis, l’ingérence des gouvernements occidentaux, l’invasion politique et culturelle étrangère».L’inusable ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Vélayati, en poste depuis 15 ans, a lui aussi répété «qu’avec le changement de président, la...