Lors d’une interview, Jia Qinglin a indiqué qu’aucune mesure n’avait pour l’instant été annoncée, mais a reconnu que des fuites publiées dans la presse avaient déclenché une frénésie d’achats de voitures au premier trimestre.
«Il y a actuellement 1,16 million d’automobiles immatriculées à Pékin et au premier trimestre, le nombre de nouvelles immatriculations a été de 47.000», a-t-il souligné.
En février 1996, la municipalité a institué un système de circulation alternée, selon les numéros d’immatriculation pairs ou impairs, pour les véhicules de petite cylindrée. Cette mesure n’a pas eu d’effet réel sur le trafic, qui reste toujours aussi dense, mais a en revanche réduit les ventes d’automobiles de petite cylindrée, au grand dam des constructeurs locaux.
L’industrie automobile chinoise en est encore à ses débuts et beaucoup de modèles fabriqués avec l’aide technologique étrangère sont des voitures de bas de gamme.
«C’est vrai que les entreprises automobiles ont contesté cette mesure et suggèrent au contraire d’encourager l’achat de petites voitures, moins polluantes», a reconnu le maire. «Mais je reste convaincu qu’il est nécessaire de limiter le nombre de voitures en circulation et nous étudions actuellement les systèmes en vigueur à l’étranger pour trouver celui qui sera le mieux adapté à la situation de Pékin».
Parallèlement au contrôle sur les nouvelles immatriculations, la municipalité veut développer les transports en commun et construire de nouvelles lignes de métro, a-t-il dit.
Pékin, peuplé de près de 11 millions d’habitants, souffre d’un réseau routier insuffisant et mal conçu, sur lequel doivent circuler plus d’un million de véhicules et plusieurs millions de bicyclettes.
A propos du chômage, le maire a révélé que le nombre de travailleurs sans emploi était de 130.000 personnes à la fin du premier trimestre à Pékin. «L’an dernier, le chiffre était de 138.000, dont 110.000 ont pu être depuis réinsérés», a-t-il dit, en soulignant toutefois que ce nombre augmentait sans cesse avec l’application des réformes du secteur d’Etat, dont la main-d’œuvre est excédentaire.
«Notre objectif en 1997 est de réinsérer 60% des chômeurs d’ici la fin de l’année», a poursuivi M. Jia.
Plusieurs mesures ont été adoptées pour y parvenir.
«Nous contrôlons strictement l’entrée de la main-d’œuvre provinciale à Pékin et nous encourageons les entreprises à diversifier leur production pour créer de nouveaux emplois. Nous aménageons également des marchés où nous louons des étalages aux chômeurs assortis d’un soutien financier. 21.000 travailleurs ont ainsi pu être réinsérés depuis l’an dernier», a-t-il dit.


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