M. Badri, accompagné du secrétaire général de l’OPEP, M. Rilwanu Lukman, (Nigéria), ont été reçus par le ministre du Pétrole et des Ressources minières des Emirats, M. Obeid ben Saif Al-Nassiri.
M. Al-Nassiri leur a affirmé le respect par son pays de son quota de production de 2,16 mbj et son soutien aux efforts de l’OPEP pour stabiliser les prix, a indiqué l’agence WAM des Emirats.
Le ministre libyen effectue une tournée dans les pays producteurs membres de l’organisation. Il avait visité le Qatar et doit se rendre ensuite en Arabie Séoudite, le plus grand producteur et exportateur mondial de pétrole.
«Des consultations ont eu lieu au sein de l’OPEP pour trouver une formule qui permettrait à l’organisation, lors de sa prochaine conférence à Vienne (le 25 juin), d’assurer le respect des quotas et la stabilisation des prix», a indiqué le ministre libyen.
Le Venezuela, le Qatar et le Nigéria sont suspectés d’avoir dépassé leur quota de production.
Selon l’hebdomadaire spécialisé «Middle East Economic Survey» (MEES) publié lundi à Nicosie, le prix moyen de la corbeille de référence de l’OPEP a poursuivi sa chute en avril passant à 17,46 dollars le baril, contre 23,21 dollars début 1997 et 20,77 dollars au premier trimestre.
A l’issue d’une réunion la semaine dernière du comité de surveillance de l’OPEP en Iran, le ministre iranien du Pétrole Gholamreza Aghazadeh a indiqué que les membres du Comité de surveillance de l’OPEP avaient décidé de lancer une action commune pour réduire la production du pétrole des pays membres.
Plusieurs membres influents de l’OPEP sont hostiles au gel du plafond de production et estiment que la décision de l’OPEP de geler son plafond de production encouragerait certains de ses membres à dépasser leurs quotas.
Le secrétaire général de l’OPEP a estimé, pour sa part, que le retour de l’Irak sur le marché pétrolier à la suite de son accord avec les Nations Unies et les quantités suffisantes livrées sur le marché sont à l’origine de la baisse des prix.
L’Irak a été autorisé en décembre à exporter pour 2 milliards de dollars de brut par semestre pour l’achat de vivres et de médicaments sous contrôle international.


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