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Actualités - Chronologie

Sea Launch, première rampe de lancement mobile en mer

STAVANGER (Norvège), 14 Mai (AFP). — «Sea Launch», la première plate-forme pétrolière au monde transformée en base de lancement de fusées, a quitté mercredi matin le port de Stavanger (Sud-Ouest de la Norvège) en direction de Saint-Petersbourg pour y être équipée d’installations russes et ukrainiennes.
L’été 1998, «Sea Launch» sera basée à Long Beach au Sud de la Californie et effectuera ses premiers tirs, sous l’équateur, près de Christmas Island (les Kiribati, USA) dans le Pacifique Nord.
Ses propriétaires, l’Américain Boeing (40%), le Norvégien Kvaerner (20%), le Russe RSC-Energia (20%), et l’Ukrainien NPO-Yozhnoye (20%) ont déjà un premier carnet de commandes rempli jusqu’en 2001 avec 18 tirs pour placer en orbite des satellites de télécommunications.
Le colosse de 31.000 tonnes, de 78 mètres de haut et 133m de long, ressemblant à un catamaran géant, a été tiré vers 06h00 du matin (04h00 GMT) par des remorqueurs jusqu’à la sortie du fjord de Stavanger. Il naviguera ensuite à 12 nœuds à l’heure de ses propres forces jusqu’au chantier naval russe de Kvaerner Vyborg en mer Baltique.
Le départ de «Sea Launch», initialement prévu samedi, a été repoussé à mercredi en raison «de derniers réajustements techniques» selon Gustav Amundsen, manager du projet de construction, qui a nécessité un an et demi de travaux aux chantiers de Kvaerner Rosenberg et un coût de 710 millions de couronnes (100 millions de dollars).
«Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un travail de pionnier réalisé sur une plate-forme pétrolière, construite au Japon en 1981, et qui avait été ravagée par le feu au milieu des années quatre-vingt alors qu’elle opérait dans le secteur britannique de la mer du Nord».
Dix ans plus tard, le groupe multinational Kvaerner, qui a acquis cette plate-forme «Odyssee et Monrovia», s’allie à des sociétés américaine, russe et ukrainienne pour un projet de coopération Est-Ouest unique: «Sea Launch», d’un coût total estimé à plus de 3,5 milliards de couronnes (500 millions de dollars), qui devrait aboutir à une révolution dans le monde spatial civil avec l’emploi d’une rampe de lancement mobile en mer.

Un projet exceptionnel

Les auteurs de ce projet ambitieux visent à concurrencer les bases de lancement à terre des satellites, en espérant prendre une part importante de ce marché en très forte expansion.
«Ce projet, — dirigé par Boeing — est exceptionnel, selon M. Amundsen, car il fait appel à la technique maritime norvégienne, à la technologie plus que fiable de l’ex-URSS dans le domaine des missiles (les deux premiers étages de la fusée Zenith seront ukrainiens et le troisième russe) et au savoir-faire spatial américain de Boeing pour la partie satellite».
«Sea Launch» rendra moins lourd le coût opérationnel de lancement de fusées, et plus simple, avec une mobilité qui n’est pas possible sur des bases de lancement terrestres», a-t-il ajouté.
La plate-forme pétrolière «désosée après l’incendie», a vu ses deux pontons rallongés de 15m. Deux nouvelles colonnes ainsi que deux nouveaux ponts de 78 m ont été construits, dont un hangar pour la fusée de 70m, et une rampe de lancement ainsi qu’une zone d’atterrissage pour hélicoptère. La plate-forme a été ensuite munie de deux résevoirs géants (kérosène et oxygène) suffisants pour effectuer deux tirs.
Le poste de commandement des tirs sera placé dans un bateau de 34.000 tonnes, d’un coût de 500 millions de couronnes (90 millions de dollars) qui servira à amener la fusée à la plate-forme pour y être placée et montée.
L’équipage de «Sea Launch» (68 hommes) quittera la plate-forme après avoir installé la fusée, pour gagner le navire qui se mettra à une distance de 2 à 3 km du lieu du tir programmé du poste de commandement du bateau.
La durée de vie de «Sea Launch» est entre «quelques minutes et 25 ans», selon un responsable de construction. «Mais nous avons prévu le pire en consolidant la plate-forme afin qu’elle ne coule pas en cas d’explosion de la fusée», a-t-il assuré.
STAVANGER (Norvège), 14 Mai (AFP). — «Sea Launch», la première plate-forme pétrolière au monde transformée en base de lancement de fusées, a quitté mercredi matin le port de Stavanger (Sud-Ouest de la Norvège) en direction de Saint-Petersbourg pour y être équipée d’installations russes et ukrainiennes.L’été 1998, «Sea Launch» sera basée à Long Beach au Sud de la Californie et effectuera ses premiers tirs, sous l’équateur, près de Christmas Island (les Kiribati, USA) dans le Pacifique Nord.Ses propriétaires, l’Américain Boeing (40%), le Norvégien Kvaerner (20%), le Russe RSC-Energia (20%), et l’Ukrainien NPO-Yozhnoye (20%) ont déjà un premier carnet de commandes rempli jusqu’en 2001 avec 18 tirs pour placer en orbite des satellites de télécommunications.Le colosse de 31.000 tonnes, de 78...