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Actualités - Chronologie

Les pays du golfe discutent de nouveaux projets industriels

ABOU DHABI, 13 Mai (AFP). — Plus de 600 responsables et hommes d’affaires des six monarchies du Golfe se sont réunis mardi à Abou Dhabi pour étudier le lancement de projets industriels visant à diversifier leurs économies.
La Gulf Organisation for Industrial Consultancy (GOIC), qui supervise la politique d’industrialisation dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a présenté à la réunion une liste de nouveaux projets couvrant les industries chimiques, alimentaires, du papier et des matériaux de construction.
«Ce rassemblement est très important car il nous permet de prendre connaissance des projets réalisables», a indiqué Ihsan Abou Holeika, membre de la délégation séoudienne à cette réunion, qui doit se terminer mercredi.
La GOIC, basée à Doha, est l’organisatrice de cette rencontre intitulée «Les structures industrielles dans les pays du CCG, situation et défis».
Cet organisme de consultation souhaite promouvoir des industries non pétrolières dans les pays membres du CCG — Arabie Séoudite, Koweit, Bahrein, Oman, Qatar et Emirats arabes unis.
Les six pays ont dépensé au total près de 63 milliards de dollars sur des projets non pétroliers, essentiellement de l’industrie légère.
Selon le secrétaire général du CCG, le Séoudien Jamil Houjeilan, cet ensemble régional dispose à présent de près de 6.430 unités industrielles, employant quelque 473.000 personnes.
Leur contribution au produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 5% dans les années 1980 à 10% en 1995.
Selon des estimations fournies lors de la conférence, les exportations des industries non pétrolières dans le Golfe se sont élevées à plus de 16 milliards de dollars.

Complexe de liquéfaction
de gaz au Qatar

Sur un autre plan, le prince héritier du Qatar, cheikh Jassem Ben Hamad al-Thani, a posé lundi la première pierre d’un complexe de liquéfaction de gaz, dont le coût est estimé à 3,4 milliards de dollars.
Ras Laffan Liquefied Gas Co. (Rasgas) est situé dans la zone industrielle de Ras Laffan, dans le nord-est du Qatar, à proximité de Qatargas, une entreprise de gaz naturel liquéfié (GNL) entrée en production en décembre 1996, a précisé l’agence officielle QNA.
«Il s’agit de l’un des plus importants projets du Proche-Orient», a déclaré lors de la cérémonie de début des travaux le président de Rasgas, M. Youssef Hussein Kamal, qui a estimé le coût du projet à 3,4 mds USD.
Rasgas doit entrer en production en juillet 1999 et exporter sa première cargaison de GNL à la compagnie sud-coréenne Korea Gas Corporation (KGC). Cette firme a signé en 1995 un contrat pour acheter 2,4 tonnes de GNL/an et en février dernier un accord de principe pour doubler cette quantité.

«Les négociations avec la KGC sont à un stade avancé pour porter ses commandes fermes à 4,8 millions de tonnes/an», a indiqué M. Kamal, également sous-secrétaire au ministère des Finances, de l’Economie et du Commerce.

Selon lui, Rasgas a «déployé des efforts de commercialisation au Japon, à Taïwan, en Chine, en Thaïlande, en Turquie, enInde et au Liban».

Rasgas doit être dotée initialement de deux trains de production, d’une capacité totalisant 5 millions de tonnes/an et qui pourrait être portée à 10 millions de tonnes/an avec la construction, à une étape ultérieure, de deux trains supplémentaires.

Les firmes JGC (Japon) et MW Kellog (Etats-Unis) avaient remporté le contrat pour bâtir l’usine de liquéfaction, alors que la construction de la plate-forme sur le champ géant offshore de North field a été confiée à la compagnie américano-française McDermott ETPM et à la firme japonaise Chiyoda.

Deux compagnies italiennes, Saipem et Snamprogetti, doivent construire le gazoduc reliant North field à l’usine de liquéfaction.

Rasgas appartient à 66,5% au groupe étatique Qatar General Petroleum Corporation (QGPC), à 26,5% à la compagnie américaine Mobil, alors que les firmes japonaises Itochu Corporation et Nissho Iwai y détiennent respectivement 4% et 3%.
Qatar prévoit de doubler ses revenus en dix ans, en exploitant ses gigantesques réserves de gaz estimées à 10.000 milliards de mètres cubes, les troisièmes au monde après celles de la Russie et de l’Iran.
ABOU DHABI, 13 Mai (AFP). — Plus de 600 responsables et hommes d’affaires des six monarchies du Golfe se sont réunis mardi à Abou Dhabi pour étudier le lancement de projets industriels visant à diversifier leurs économies.La Gulf Organisation for Industrial Consultancy (GOIC), qui supervise la politique d’industrialisation dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a présenté à la réunion une liste de nouveaux projets couvrant les industries chimiques, alimentaires, du papier et des matériaux de construction.«Ce rassemblement est très important car il nous permet de prendre connaissance des projets réalisables», a indiqué Ihsan Abou Holeika, membre de la délégation séoudienne à cette réunion, qui doit se terminer mercredi.La GOIC, basée à Doha, est l’organisatrice de cette rencontre intitulée...