«Du très bon, du très mauvais, et de nouveau du très bon», résume-t-il.
Drôle d’année pour un apprentissage. Mais Ricardo est un manager heureux puisque mercredi son équipe défend son titre en Coupe des coupes dans une finale qui résonne déjà aux accents de son Brésil natal.
«C’est vrai, avec Leonardo, Rai et moi à Paris, Ronaldo et Giovanni à Barcelone, le Brésil attend cette finale et s’y intéresse. Les journaux et les télévisions en parlent, mais ce n’est pas comme avant un match de la seleçao», dit-il.
«C’est simplement comme ce serait ici la veille d’une finale qui opposerait la Juventus à l’Inter, avec Zidane et Deschamps d’un côté et Djorkaeff de l’autre».
Et Ronaldo? Ricardo le connaît pour l’avoir côtoyé lors des stages préparatoires au mondial 1994 mais, ces derniers temps, ils n’ont pas eu l’occasion de se parler.
«Giovanni, en revanche, je vais le découvrir. Je ne l’ai jamais vu jouer, seulement à la télévision», dit-il.
A 32 ans, Ricardo prépare sa première finale sur le banc et «c’est encore plus éprouvant qu’en tant que joueur».
Copain ou dirigeant?
C’est que, pour sa première année de reconversion, l’ancien défenseur n’a pas été épargné. La saison en dents de scie du PSG en championnat, la déculottée humiliante contre la Juventus de Turin au soir du 15 janvier (6-1), la déroute à Clermont-Ferrand en Coupe de France ont soumis à rude épreuve le nouveau manager que Michel Denisot était allé chercher à Lisbonne en juin 1996.
«Si Michel ne m’avait pas fait cette proposition, aujourd’hui je serais sûrement au Brésil. Je pense que j’aurais joué une ou deux saisons supplémentaires et terminé ma carrière à Fluminense», dit-il.
Les fluctuations de son équipe cette saison, il les assume et estime qu’elles ont sans doute suivi son propre apprentissage du métier qu’il est le plus jeune à exercer en France.
«Je ne savais pas quels rapports établir avec les joueurs. J’étais toujours un peu coincé et je me demandais si je devais agir en copain ou en dirigeant. En mai ou juin dernier, j’étais encore comme eux et un mois après je n’avais plus le même regard. J’étais passé de l’autre côté», dit-il.
L’aventure a failli se terminer prématurément en janvier dernier, où, à la suite des contre-performances de son équipe, l’ancien défenseur avait proposé sa démission.
«Pour moi, c’est comme ça. Quand cela ne va pas, le manager est le premier visé. C’est dans l’ordre des choses», dit-il.
La campagne européenne du PSG a sauvé sa saison. Et Ricardo trouve que ce fut «une bonne saison».
«reste encore 90 minutes pour en faire une très bonne saison», conclut-il.


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