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Actualités - Chronologie

La Punkette devient glamour (photos)

La rumeur lui prête quatre overdoses, des amants déjantés et des liaisons lesbiennes. Elle a avoué s’être injecté de l’héroïne alors qu’elle était enceinte. Mais aujourd’hui, Courtney Love, trente et un ans, veuve de Kurt Cobain — leader de Nirvana, suicidé à Seattle en 1994, entre deux concerts —, accède à la respectabilité avec «The People v/s Larry Flynt», le film de Milos Forman, qui retrace la vie d’un magnat de la presse porno. Jadis, elle était la rockeuse la plus haïe du monde musical. Décolorée, volontiers trash, elle se baladait en robes déchirées et agitait des ongles écaillés. Sa coiffure ressemblait à un dessous de bras, son rouge à lèvres bavait, elle n’hésitait pas à insulter le public ou à raconter ses abus de drogue. Désormais, Courtney Love se présente en pull de couturier et en jupe noire. Elle a «nettoyé» son image, ses attachés de presse «déconseillent» de lui parler de drogue ou de son mari. Seul sujet à l’ordre du jour: le cinéma.
Il n’en a pas toujours été ainsi.
Après le divorce de ses parents, elle file en compagnie de sa mère (héritière d’une fortune édifiée dans l’industrie du verre optique et psychiatre de profession) en Nouvelle-Zélande.
A seize ans, l’adolescente traîne avec les groupes de rock, change de nom (Harrison devient Love), se marie avec un travesti, Joe Moreland, devient stripteaseuse, divorce.... On lui prête une période de prostituée au Japon, et une autre de zonarde en Alaska. A dix-neuf ans, elle fonde un premier groupe de rock, Sugar Baby Doll, tient un petit rôle dans «Sid & Nancy» et finit par créer son groupe, Hole. En 1991, elle rencontre Kurt Cobain à Los Angeles et l’épouse un an plus tard à Hawaii. Elle se vante de de mener une vie libre. Cobain, drogué, tente de se suicider, à Rome. Un mois plus tard, il réussit sa sortie avec un fusil de chasse. Deux jours après, Courtney Love, désormais mère d’une petite fille, Frances Bean, demande lors de la veillée mortuaire que l’on traite son mari de «connard», tout en lançant: «Il est mort à cause de moi. C’est de ma faute.» Deux mois plus tard, sa guitariste, Kristen Pfaff, meurt d’une overdose. Courtney Love est aperçue courant pieds nus sur Hollywood Boulevard; elle est arrêtée dans un avion australien pour refus d’obéir à l’équipage... Elle engage un détective, Tom Grant, pour enquêter sur la mort de son mari. Il déclarera plus tard: «Courtney Love est psychopathe, menteuse pathologique, opportuniste et utilisera n’importe qui pour se faire de la promotion.»
Aujourd’hui, présentée comme une rivale de Madonna, photoraphiée par «Vogue», Courtney Love a abandonné son rôle de provocatrice punk et espère se faire une place à Hollywood.
La rumeur lui prête quatre overdoses, des amants déjantés et des liaisons lesbiennes. Elle a avoué s’être injecté de l’héroïne alors qu’elle était enceinte. Mais aujourd’hui, Courtney Love, trente et un ans, veuve de Kurt Cobain — leader de Nirvana, suicidé à Seattle en 1994, entre deux concerts —, accède à la respectabilité avec «The People v/s Larry Flynt», le film de Milos Forman, qui retrace la vie d’un magnat de la presse porno. Jadis, elle était la rockeuse la plus haïe du monde musical. Décolorée, volontiers trash, elle se baladait en robes déchirées et agitait des ongles écaillés. Sa coiffure ressemblait à un dessous de bras, son rouge à lèvres bavait, elle n’hésitait pas à insulter le public ou à raconter ses abus de drogue. Désormais, Courtney Love se présente en pull de couturier...