Emmenée par Marie-Claire Restoux et Djamel Bouras, deux de ses trois champions olympiques, l’équipe de France espérait certainement faire mieux que la seule médaille d’or décrochée par Sylvie Meloux en moins de 48 kilos.
Peut-être comptait-elle un peu trop sur Bouras et Restoux, dont le palmarès faisait les judokas à battre et qui terminent respectivement sur la deuxième et la troisième marche du podium.
Néanmoins, si le résultat final est mitigé, les perspectives sont encourageantes pour les Tricolores.
«A quatre mois des championnats du monde à Paris, cette équipe a montré un potentiel intéressant», se félicitait Fabien Canu, le directeur technique national (DTN) dimanche soir.
«Il reste de petits détails, de petits réglages à faire mais les résultats, notamment ceux des jeunes, sont satisfaisants. Ils ont eu le culot qu’on attendait d’eux, il faut maintenant qu’ils apprennent à maîtriser leur fougue».
Fabien Canu pense sans doute à Ghislain Lemaire, 2e en moins de 95 kg, et à Larbi Benboudaoud, troisième des moins de 65 kg.
Pas de passe-droit
Il faudra également compter désormais avec Céline Lebrun, championne du monde universitaire des lourdes, qui a remporté à Ostende sa première médaille dans un grand championnat, et avec Séverine Vandenhende, qui succède à Catherine Fleury en moins de 61 kg.
Reste les anciens, qui doivent encore travailler pour espérer être retenus pour le Mondial.
Parmi eux, deux rescapés d’Atlanta: Christophe Gagliano, médaillé de bronze en moins de 71 kilos à Atlanta et qui obtient le même résultat à Ostende ou Magali Baton, troisième européenne, comme l’an passé, en moins de 56 kilos.
Yacine Douma, médaillé d’argent des moins de 60 kilos, devra confirmer et Gaëlle Potel, qui s’est claquée d’entrée de compétition en toutes catégories, devra être rétablie.
«Ma seule grosse déception concerne Laurent Crost. Nous devons trouver un lourd derrière David Douillet».
«Il a eu sa chance deux fois, en lourds et en toutes catégories, et il n’a pas fait de judo. Je suis désarmé», regrettait Canu.
«Une médaille à Ostende, même d’or, n’est pas synonyme de sélection automatique pour le mondial», a prévenu le DTN.
«Il faut désormais que les commissions de sélection se réunissent ce jeudi. Et je souhaite donner vendredi au moins la moitié de l’équipe qui représentera la France à Paris».
«Désormais, le compte à rebours a commencé et il est préférable que les athlètes retenus soient avertis le plus tôt possible», a-t-il ajouté.


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