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Actualités - Reportage

La Traviata mise en scène par .. Mme Placido Domingo

WASHINGTON-Irène
Mosalli

Le trio Domingo - Pavarotti - Carreras continue à faire recette. Côté ville et vie privée, il y a eu pour deux d’entre eux nombre d’accrocs spectaculaires et de graves dérapages. On connaît les souffrances qu’a endurées Carreras pour surmonter son cancer. Le tout suivi d’un divorce. Et les frasques extraconjugales de Pavarotti, qui a préféré sa toute jeune secrétaire à son épouse de longue date, ont défrayé la chronique...
Placido Domingo fait un peu moins de vagues. Il file certes le parfait amour avec une chanteuse autrichienne de 21 printemps, mais il a conservé sa base familiale. Son épouse Marta fait actuellement parler d’elle dans la rubrique artistique. Elle signe la mise en scène d’une «Traviata», présentée à l’Opéra de Washington. Les mauvaises langues diront peut-être: pas étonnant, son mari dirige cette institution depuis deux ans... Mais Marta Domingo est en fait dans le métier depuis belle lurette.

Une vie de
bohème

En effet, elle est à l’origine un soprano émérite. C’est en exerçant leur métier de chanteurs au Mexique, leur pays d’origine, qu’ils se sont connus et qu’ils se sont mariés en 1962. Après la naissance de leurs deux fils (Placi, aujourd’hui 32 ans, et Alvaro, 28 ans), Marta a renoncé à la vie de bohème, d’autant que l’étoile de Placido Domingo ne faisait que monter dans le ciel new-yorkais.
Comment plus tard en est-elle venue à la mise en scène? Par pur hasard. Un jour de 1989, un de ses amis, Guillermo Martinez, directeur de l’Opéra de Porto Rico, lui demande d’être «ses yeux et ses oreilles» pour une production de l’opéra «Samson et Dalida» qu’il montait à Houston. Les idées qu’elle a insufflées eurent une excellente presse. Ce spectacle devant être présenté dans plusieurs autres villes, il lui est demandé de récidiver. Elle hésite, mais son mari l’encourage à s’engager dans cette voie.
En 1991, elle se lance à fond dans cette nouvelle carrière. Elle signe «La Tosca» à Séville, «Rigoletto» à Los Angeles, «Le Barbier de Séville» à Porto Rico et «La Rondine» (œuvre de Pucci, rarement jouée) à Bône.

Des histoires
romantiques

Marta Domingo aime les histoires romantiques et passionnées et, bien entendu, le chant la fascine. Pour toutes ces raisons, elle travaille d’arrache-pied afin de faire vibrer les spectateurs d’aujourd’hui et en particulier la tranche jeune. Il ne s’agit pas, selon elle, de dépoussiérer une œuvre mais d’établir, à travers la théâtralité, le chant, la musique, une connivence entre l’auditoire et la pérennité de personnages évoluant en costumes d’époque.
Dans une interview télévisée, Marta Domingo a mis l’accent sur l’évolution des divas qui ne sont plus du tout ce qu’elles étaient dans le passé, drapées dans leurs rondeurs et leur dignité. Aujourd’hui, elles sont plus sveltes, plus humaines et plus vraies dans leur interprétation.
Sur la scène, Violetta, Alfredo, Flora, Gaston et les autres rôles de «La Traviata» ont donc suivi les directives de Marta Domingo, pour chanter leurs émotions sur un ton qui puisse captiver l’auditoire contemporain.
WASHINGTON-IrèneMosalliLe trio Domingo - Pavarotti - Carreras continue à faire recette. Côté ville et vie privée, il y a eu pour deux d’entre eux nombre d’accrocs spectaculaires et de graves dérapages. On connaît les souffrances qu’a endurées Carreras pour surmonter son cancer. Le tout suivi d’un divorce. Et les frasques extraconjugales de Pavarotti, qui a préféré sa toute jeune secrétaire à son épouse de longue date, ont défrayé la chronique...Placido Domingo fait un peu moins de vagues. Il file certes le parfait amour avec une chanteuse autrichienne de 21 printemps, mais il a conservé sa base familiale. Son épouse Marta fait actuellement parler d’elle dans la rubrique artistique. Elle signe la mise en scène d’une «Traviata», présentée à l’Opéra de Washington. Les mauvaises langues diront...