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Actualités - Chronologie

Venin collant

RIO DE JANEIRO, 10 Mai (AFP). — Le venin des serpents brésiliens, déjà utilisé pour faire du sérum, pourra désormais également servir à fabriquer une colle chirurgicale utilisée à la place des traditionnels points de suture, a-t-on appris de source scientifique.
L’hôpital das Clinicas de Botucatu (centre de l’Etat de Sao Paulo) réalise depuis mai 1996 avec succès des tests sur des patients humains avec de la «colle de fibrine», nom que lui ont donné les chercheurs, a indiqué à la presse le scientifique Benedito Barravieira de l’université d’Etat Pauliste (Unesp).
L’idée de fabriquer une colle chirurgicale avec du venin est venue d’une recherche faite à partir de personnes mordues par des serpents.
M. Barravieira a observé que ces patients consommaient beaucoup de fibrinogène, la protéine du sang responsable de la coagulation des plaies.
«Notre hypothèse était que le venin agissait sur la molécule du fibrinogène. En mélangeant le venin avec du sang, nous avons obtenu un précipité, semblable à une gelée. Nous avons alors séparé la fraction du venin qui causait cette réaction», a expliqué le chercheur.
«Une fois la fraction du venin identifiée, une série de tests a montré ses propriétés adhésives et hémostatiques. Cette fraction a été alors mélangée au plasma de bœuf (proche de l’humain) et a donné naissance à la colle de fibrine», a-t-il ajouté.
La colle de fibrine a été utilisée pour la première fois sur le nez d’un agriculteur, Alfonso Garcia Rejas, après le retrait d’un cancer de la peau.
«Avec la colle de fibrine, le temps chirurgical de saignement est plus court, le processus inflammatoire dans les premières heures moins intense et le résultat esthétique meilleur qu’avec la suture normale», selon le scientifique.
Après l’agriculteur, sept autres patients présentant le même cancer ont participé aux tests et aucun cas de rejet n’a été enregistré.
Le développement de la colle de fibrine a duré neuf ans, avec une équipe de 15 chercheurs.
RIO DE JANEIRO, 10 Mai (AFP). — Le venin des serpents brésiliens, déjà utilisé pour faire du sérum, pourra désormais également servir à fabriquer une colle chirurgicale utilisée à la place des traditionnels points de suture, a-t-on appris de source scientifique.L’hôpital das Clinicas de Botucatu (centre de l’Etat de Sao Paulo) réalise depuis mai 1996 avec succès des tests sur des patients humains avec de la «colle de fibrine», nom que lui ont donné les chercheurs, a indiqué à la presse le scientifique Benedito Barravieira de l’université d’Etat Pauliste (Unesp).L’idée de fabriquer une colle chirurgicale avec du venin est venue d’une recherche faite à partir de personnes mordues par des serpents.M. Barravieira a observé que ces patients consommaient beaucoup de fibrinogène, la protéine du sang...