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Actualités - Chronologie

Ross fait état d'idées pour sortir de l'impasse

«Il reste encore des difficultés et nous cherchons à les surmonter»; «il est trop tôt pour faire état d’avancée significative»; «aucun progrès»: officiellement, nul encore ne se hasarde à dresser un constat d’échec de la nouvelle mission Ross, mais à l’évidence, c’est bien de cela qu’il s’agit. Alors que les Israéliens imposaient un bouclage total des territoires arabes (officiellement pour leur fête nationale), l’émissaire américain faisait prudemment état d’«idées» pour sortir de l’impasse.
«J’ai discuté avec le président Moubarak de ce qui doit être fait pour surmonter les obstacles auxquels est confronté le processus de paix et pour ramener les deux parties à la table de négociations», a affirmé M. Ross aux journalistes après deux heures d’entretiens avec le chef d’Etat égyptien à Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge.
M. Ross, qui effectue depuis mercredi une navette entre Israël et les territoires autonomes palestiniens, a fait état de «difficultés» avant son arrivée en Egypte mais a indiqué qu’il poursuivait sa mission.
Le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa a révélé que l’émissaire américain «avait évoqué un certain nombre d’idées mais n’avait fait état d’aucun résultat, car selon lui, sa mission n’est pas encore achevée et ces idées sont encore en train d’être examinées».
M. Moussa, qui participait à la réunion, a réaffirmé que toute initiative américaine doit être «équilibrée» et prendre en compte les positions israéliennes et palestiniennes.
«M. Ross a proposé un certain nombre d’idées générales mais pas un tableau d’ensemble», a affirmé le conseiller politique du président Oussama Baz, démentant les informations sur l’existence d’une initiative américaine particulière pour relancer le processus de paix.
M. Baz a refusé de dire si le président Moubarak avait avancé des demandes spécifiques durant la discussion. «Notre position est connue. Le processus de paix est menacé par une opération israélienne à Jérusalem. Il s’agit du point de départ de toute initiative sérieuse pour relancer le processus de paix», a-t-il dit.
«A la lumière du résultat de leurs contacts dans les prochains jours, les Américains décideront si une initiative est nécessaire», a annoncé M. Baz.
Au moment de l’arrivée de M. Ross à Charm el-Cheikh, l’Autorité palestinienne imputait dans un communiqué le manque de progrès de l’émissaire américain à la poursuite de la colonisation par Israël.
M. Ross a eu des discussions durant la nuit avec le président palestinien Yasser Arafat. Il a aussi rencontré à deux reprises le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï.
«Nous avons encore des difficultés et continuons à discuter pour trouver les moyens de les surmonter», a noté M. Ross après ses entretiens avec M. Arafat.
Entre-temps, l’armée israélienne imposait un bouclage total des territoires de Cisjordanie et de Gaza, en raison de la fête d’indépendance de l’Etat hébreu.
Le bouclage est entré en vigueur samedi à 18h. heure locale et durera jusqu’à mardi 4h, a précisé un porte-parole militaire. Selon lui, cette mesure a été prise pour permettre la tenue sans incidents des festivités.
Toutefois, les ambulances, les personnalités palestiniennes, les diplomates étrangers ainsi que les véhicules transportant de l’équipement médical seront autorisés à circuler, a ajouté le porte-parole.
De samedi soir à dimanche soir, Israël commémore le souvenir de ses soldats tombés au combat. Cette «journée du souvenir», marquée par deux sirènes, une samedi soir et une autre dimanche matin, sera suivie de la «Journée d’indépendance» de dimanche soir à lundi soir.
L’Etat hébreu a été créé en mai 1948.
«Il reste encore des difficultés et nous cherchons à les surmonter»; «il est trop tôt pour faire état d’avancée significative»; «aucun progrès»: officiellement, nul encore ne se hasarde à dresser un constat d’échec de la nouvelle mission Ross, mais à l’évidence, c’est bien de cela qu’il s’agit. Alors que les Israéliens imposaient un bouclage total des territoires arabes (officiellement pour leur fête nationale), l’émissaire américain faisait prudemment état d’«idées» pour sortir de l’impasse.«J’ai discuté avec le président Moubarak de ce qui doit être fait pour surmonter les obstacles auxquels est confronté le processus de paix et pour ramener les deux parties à la table de négociations», a affirmé M. Ross aux journalistes après deux heures d’entretiens avec le chef d’Etat...