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Actualités - Chronologie

Calendrier confirmé pour Thomson-CSF

PARIS, 9 Mai (Reuter). — Le gouvernement a confirmé son intention de choisir l’acquéreur du groupe d’électronique de défense Thomson-CSF d’ici le 30 juin prochain.
«L’objectif de procéder, sur avis conforme de la commission de privatisation, au choix de l’acquéreur d’ici fin juin est confirmé», précise Bercy dans un communiqué.
Dans le contexte actuel, le gouvernement actuel a toutefois décidé que les offres ne seraient examinées qu’après les législatives. Le Parti socialiste a annoncé de son côté qu’il arrêterait le processus s’il arrivait au pouvoir.
Lagardère d’une part et Alcatel Alsthom, associé à Dassault Industries d’autre part, ont déposé comme prévu avant-midi leurs offres fermes sur les bureaux du Trésor et de la commission de la privatisation.
L’offre de Lagardère bénéficie désormais du soutien du groupe britannique British Aerospace (BAe) et de Dasa.
BAe a annoncé qu’il proposait à son partenaire français 300 millions de sterling pour l’aider dans son offre d’achat.
Le groupe britannique Gec, dont le projet de candidature a été repoussé le 4 avril dernier par le gouvernement français pour des raisons de sécurité nationale, a pour sa part adopté une position de stricte neutralité en signant des protocoles d’accords avec les deux candidats.
Les accords entre Daimler et Lagardère vont au-delà de Thomson-CSF puisque les deux groupes ont décidé de regrouper plusieurs de leurs activités, en particulier les missiles et l’espace.
Dasa, qui avait initialement l’intention de réunir ces deux activités avec celles du groupe public Aerospatiale, avait annoncé après l’annonce de la privatisation de Thomson-CSF qu’il renonçait à ce projet. L’Aerospatiale se refuse à tout commentaire sur l’alliance entre Dasa et Lagardère.

S’élargir à l’Europe

Dans l’espace, le rapprochement porte sur l’intégralité des activités de Matra Marconi Space, la filiale commune de GEC et de Lagardère, avec celles de Dasa, comprenant satellites, lanceurs et infrastructure orbitale. Cette société qui sera détenue à parité entre MMS et Dasa, totalisera un chiffre d’affaires d’environ 15 milliards de FF. Une société spatiale sera immédiatement créée, baptisée Matra Marconi-Dasa Dornier. Le président de son directoire sera nommé par Lagardère.

Dans les missiles, Matra Bae Dynamics, filiale de Lagardère et de British Aerospace, prendra une participation de 30% dans le capital de LFK, filiale de Dasa, qui regroupe toutes ses activités de missiles.
Dans d’autres domaines de l’électronique de défense (systèmes de commandement, de contrôle, de communication et d’information) les deux partenaires ont également l’intention de «rapprocher en plusieurs étapes certaines activités actuelles et futures».
Dans un communiqué, Alcatel et Dassault expliquent pour leur part que «grâce à des apports d’activités et de compétences nouvelles et complémentaires», ils «s’engagent à accroître la dimension de Thomson-CSF de près de 50% pour en faire l’un des leaders mondiaux dans tous les domaines de l’électronique de défense, ainsi que dans les secteurs civils associés».
Selon le schéma prévu par ces groupes, Dassault Industries apportera à Thomson-CSF sa filiale Dassault Electronique et Alcatel Alsthom ses activités défense et espace.
Ils soulignent qu’ils peuvent «financer l’intégralité de l’acquisition à partir de leurs ressources disponibles, donc sans gager l’avenir ni puiser dans les ressources propres de Thomson-CSF». Ils ajoutent que Thomson-CSF restera une société cotée et qu’un «lien stratégique et capitalistique pourra être établi avec le futur pôle aéronautique que Aerospatiale/ Dassault Aviation, confortant les positions mutuelles dans les grands programmes civils et militaires».
Alcatel et Dassault soulignent que des dispositions sont prises pour poursuivre et élargir ce regroupement à l’échelle européenne, «immédiatement après que cette première étape aura été franchie, donc dans des conditions telles que les atouts français unifiés soient pleinement mis en valeur».
Lagardère assure lui aussi disposer «de l’ensemble des moyens de financement nécessaires», pour la reprise de Thomson-CSF. Il précise que s’il était retenu comme acquéreur il émettrait pour cinq milliards de FF d’obligations.
PARIS, 9 Mai (Reuter). — Le gouvernement a confirmé son intention de choisir l’acquéreur du groupe d’électronique de défense Thomson-CSF d’ici le 30 juin prochain.«L’objectif de procéder, sur avis conforme de la commission de privatisation, au choix de l’acquéreur d’ici fin juin est confirmé», précise Bercy dans un communiqué.Dans le contexte actuel, le gouvernement actuel a toutefois décidé que les offres ne seraient examinées qu’après les législatives. Le Parti socialiste a annoncé de son côté qu’il arrêterait le processus s’il arrivait au pouvoir.Lagardère d’une part et Alcatel Alsthom, associé à Dassault Industries d’autre part, ont déposé comme prévu avant-midi leurs offres fermes sur les bureaux du Trésor et de la commission de la privatisation.L’offre de Lagardère bénéficie...