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Actualités - Reportage

Les expositions de la semaine

«L’Orient: mirage et réalité» c’est le thème de l’exposition de Leyla Farra à la galerie Epreuve d’Artiste, rue Sursock.
Dans un subtil jeu d’ombre et de lumière, Leyla Akl Farra déploie sur ses toiles les fastes de l’Orient. Ses aquarelles allient légèreté et transparence, précision et flou. Exécutées avec une technique personnelle, proche du lavis, elles dégagent une impression d’authenticité et de chaleur. «C’est un Moyen -Orient qu’on idéalise, souligne l’artiste. Je me suis inspirée de la réalité, de gravures anciennes mais j’y ai ajouté une touche de surréalisme et de mysticisme comme cet intérieur de mosquée traversé de faisceaux lumineux. Autant d’éclairages irréels... Ce sont donc bien plus des scènes qu’on aimerait voir, que des voisins réelles».
Ce n’est pas de la «peinture contemporaine»: «ce que je peins, c’est moi»…
Ses thèmes de prédilection: les paysages, les façades de vieilles demeures, les vieilles portes ouvragées et les fenêtres mystérieuses en bois travaillé, les églises et les minarets… Malgré le titre de l’expo, trois ou quatre toiles évoquent le charme de la Provence.

Du côté des pastels, des portraits de belles nomades aux robes brodées, des rues animées et colorées.

La réalité sublimée sous le pinceau d’une artiste amoureuse de l’Orient. Jusqu’au 17 mai.
Bois: Mardirian à «Noah’s Ark» et
Abi Daher à la Galerie Bekhazi

l Le bois dans tous ses états. Varoujan Mardirian, ingénieur civil de formation, dit avoir trouvé sa voie dans la manipulation des outils sur le bois. Pour sculpter, il préfère cette matière noble par excellence à la pierre car elle est «plus douce, plus versatile et définitivement plus vibrante».
Des lignes courbes et un fini très doux au toucher. Les mouvements, les formes sont façonnés de manière à jouer avec le clair-obscur.
Femmes endormies ou assises, en train de danser, en position de prière ou de recueillement, ou simplement debout. Adam et Eve enlacés, figures sensuelles et parfois érotiques.
L’équilibre des volumes, des formes, le mouvement et les rythmes sont respectés.
Des femmes mi-réelles, mi-imaginaires à admirer jusqu’au 17 mai.
l De son côté, muni de son burin, Joseph Abi Daher sculpte, taille, façonne le bois. Des formes diverses surgissent. Tantôt fantomatiques, tantôt longues et torsadées, les sculptures sont marbrées d’ocre, de brun ou de rouge. Pour l’artiste, qui taquine également la rime, les arbres sont «les miroirs des forêts». «Le quinquina, le margoussier, le caroubier, le mûrier et le noyer. Je les contemple, je les laisse s’exprimer. Je les imagine tels qu’ils étaient et tels qu’ils seront. Je les fais parler…».
Un dialogue à entendre jusqu’au 17 mai.

Par Maya GHANDOUR

Tarazi chez 50x70


Artiste d’origine damascène, Gebran Tarazi expose à la galerie 50x70 Hamra, 29 tableaux sur le thème «Mer Carrée». Techniques mixtes sur bois et tôle, sur bois de chêne et hêtre ou acrylique sur papier. Ses œuvres s’inspirent des arabesques que ses ancêtres travaillaient sur le bois. Il a inventé une technique, un style qui se traduit par des formes géométriques incrustées les unes dans les autres. Une abstraction géométrique qui suggère un perpétuel mouvement tournant, symbolique solaire. En pratique, cela se traduit ainsi: quatre rectangles autour d’un carré, les cinq modules formant un carré circonscrit.
L’épine dorsale de cette exposition est constituée de huit tableaux en acrylique bleu-vert. Jusqu’au 25 mai.

«L’avant-gardiste barbu qui déclenche la révolution de l’art pictural au Liban». C’est en ces termes que Georges Naccache décrivait Georges Cyr (1881-1964) qui bénéficie aujourd’hui d’une rétrospective au CCF. Le peintre français a vécu 30 ans à Beyrouth, à Aïn el- Mreyssé plus précisément. L’eau était son thème de prédilection parce qu’elle «reflète exactement la nature de sa sensibilité et ses plus secrètes émotions» disait Salah Stétié. C’est donc sous ce thème qu’est placée l’exposition. «Il avait, disait-on, l’âme aquatique, l’esprit fluvial, la sensibilité maritime, l’intelligence fluente».
De ses aquarelles, on remarque d’emblée la justesse, la légèreté des traits, l’absence de détails... Dans ses marines, on distingue, à côté des courbes blanches et fluides qui illustrent le cours d’eau, une masse colorée représentant les bateaux, les ports, les criques et les baies.
Que d’eau, que d’eau! Jusqu’au 30 mai, de 13h à 19h.
«L’Orient: mirage et réalité» c’est le thème de l’exposition de Leyla Farra à la galerie Epreuve d’Artiste, rue Sursock.Dans un subtil jeu d’ombre et de lumière, Leyla Akl Farra déploie sur ses toiles les fastes de l’Orient. Ses aquarelles allient légèreté et transparence, précision et flou. Exécutées avec une technique personnelle, proche du lavis, elles dégagent une impression d’authenticité et de chaleur. «C’est un Moyen -Orient qu’on idéalise, souligne l’artiste. Je me suis inspirée de la réalité, de gravures anciennes mais j’y ai ajouté une touche de surréalisme et de mysticisme comme cet intérieur de mosquée traversé de faisceaux lumineux. Autant d’éclairages irréels... Ce sont donc bien plus des scènes qu’on aimerait voir, que des voisins réelles».Ce n’est pas de la...