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Actualités - Chronologie

Les ballons d'observation reviennent à la mode

HUNTSVILLE (Etats-Unis), 8 Mai (AFP). — L’armée américaine s’apprête à remettre en pratique l’usage de ballons, équipés de radars sophistiqués, pour se prémunir contre des attaques de missiles de croisière.
L’utilisation de ballons comme outils d’observation en temps de guerre est une pratique vieille de cent ans qui date de la guerre civile américaine, pendant laquelle ils servaient à orienter les tirs de l’artillerie.
Pour un coût relativement modeste, le nouveau ballon de l’armée baptisé «Aerostat» devrait, lui, permettre aux forces terrestres de scruter l’horizon à la recherche de missiles de croisière rasant la surface du sol à vive allure.
Un programme de 500 millions de dollars a été mis en œuvre afin de développer et tester d’ici 2002 un prototype qui permettrait de «repérer un missile de croisière sur une large zone», a expliqué le colonel Herb Carr, responsable du programme, lors d’une récente conférence de presse au Commandement chargé de la défense stratégique et spatiale, situé à Huntsville (Alabama).
Alors que l’horizon radar d’un missile Patriot n’est que de 30 km, ce qui laisse peu de temps aux forces basées au sol pour le détruire, le radar du ballon élevé à 5.000 m d’altitude élargirait considérablement la perspective, jusqu’à 300 km, a précisé M. Carr.
Le ballon en question serait plus gros qu’un jumbo-jet et capable de supporter les 1.800 kg du radar, du matériel électronique de guerre et une télécommande longue-distance, le câble qui le rattache au sol contenant une fibre optique destinée à la transmission des informations.
Le coût du maintien en l’air du dispositif reviendrait à 500 dollars par heure, alors que l’on compte en milliers de dollars le prix horaire d’utilisation d’un avion AWACS de surveillance.
Si l’engin présente l’avantage de voler deux à trois semaines d’une traite, l’inconvénient du système est que, de par ses 71 m de long, le ballon constitue une cible facile, selon l’armée.
En revanche, «le ballon n’éclate pas», a assuré M. Carr.
Egalement sensibles aux variations atmosphériques, deux ballons attachés suffisamment loin l’un de l’autre pourraient fournir toutes les informations climatiques, a-t-il expliqué.
Certains pays du Moyen-Orient utilisent déjà des ballons à des fins militaires. Israël, le Koweït, les Emirats arabes unis et l’Arabie Séoudite soit les possèdent déjà, soit sont en train d’en acheter, a précisé le responsable.
HUNTSVILLE (Etats-Unis), 8 Mai (AFP). — L’armée américaine s’apprête à remettre en pratique l’usage de ballons, équipés de radars sophistiqués, pour se prémunir contre des attaques de missiles de croisière.L’utilisation de ballons comme outils d’observation en temps de guerre est une pratique vieille de cent ans qui date de la guerre civile américaine, pendant laquelle ils servaient à orienter les tirs de l’artillerie.Pour un coût relativement modeste, le nouveau ballon de l’armée baptisé «Aerostat» devrait, lui, permettre aux forces terrestres de scruter l’horizon à la recherche de missiles de croisière rasant la surface du sol à vive allure.Un programme de 500 millions de dollars a été mis en œuvre afin de développer et tester d’ici 2002 un prototype qui permettrait de «repérer un missile de...