Le président Hosni Moubarak, accompagné de ses principaux ministres, a procédé en grande pompe à l’ouverture du pont et de la colonnade restaurée et devait également inaugurer le nouveau musée.
Le musée expliquera, grâce à l’exposition de statues et de scènes gravées dans la pierre ou peintes sur des papyrus, le complexe processus de la momification et montrera des exemples de momies, dont l’une d’un être humain.
Les autres seront des momies de toutes sortes d’animaux, reptiles et poissons remontant au temps des pharaons.
Au temple de Louxor, sur la rive est du Nil, les 22 colonnes de la célèbre cour d’Aménophis III ont été entièrement démontées et restaurées par la société égyptienne Orascom au terme de presque trois ans de travaux.
La construction du temple de Louxor, qui remonte à 1380 avant J.-C. et d’où provient l’obélisque dressé sur la place de la Concorde à Paris, a commencé sous ce pharaon de la XVIIIe dynastie. Plus tard, Ramses II (XIXe dynastie) y a ajouté une cour à double colonnade et un pylône flanqué d’obélisques et de colosses.
Les inondations et la remontée de la nappe phréatique avaient endommagé le site et les colonnes étaient rongées par le sel. Les travaux de restauration ainsi que l’installation d’un système prévenant la remontée des eaux souterraines ont coûté 6,85 millions de livres égyptiennes (environ deux millions de dollars), selon Orascom.
Une somme supplémentaire de 1,9 million de livres (560.000 dollars) a été consacrée à l’illumination du temple.
M. Moubarak a également ouvert un nouveau pont situé au sud de Louxor, destiné à la circulation automobile et piétonnière et qui a coûté 35 millions de livres (environ 10 millions de dollars) selon le général Mohammed Youssef, président du Conseil municipal.
Le pont facilitera l’accès aux monuments de la rive ouest, notamment la Vallée des Rois et la Vallée des Reines, clous des sites touristiques de l’Egypte antique.
Les touristes traversaient jusqu’à présent le Nil sur des ferries mais ces derniers n’étaient pas toujours confortables pour les passagers âgés ou handicapés, selon le général Youssef.
Le nouveau pont, qui a été critiqué l’an dernier lors du lancement du projet en raison des risques d’afflux d’autocars et d’automobiles sur les sites antiques, devrait également aider à rendre plus fluide le trafic routier dans la zone archéologique et réduire les coûts de transports, a-t-il assuré.


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