Jeune et charismatique, M. Abou Marzouk a su nouer des relations aussi bien en Occident qu’avec les autres groupes fondamentalistes musulmans et il a réussi à initier des contacts secrets entre le Hamas et les Etats-Unis en 1991.
Il a aussi suscité un débat au sein du mouvement de la résistance islamique (Hamas) qui a conduit en 1992 à l’ouverture du premier bureau de représentation politique du mouvement. Ensuite, selon ses proches collaborateurs, il a exercé son influence pour modérer l’opposition du Hamas à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, engagée dans un processus de paix avec Israël.
Les contacts entre les Etats-Unis et le Hamas se sont poursuivis, au grand dam d’Israël aussi bien que de M. Arafat, jusqu’en 1995. C’est cette année-là que des agents fédéraux ont arrêté M. Abou Marzouk à New York, à la suite d’une demande du gouvernement israélien de Yitzhak Rabin.
Lundi, M. Abou Marzouk, 46 ans, est arrivé en Jordanie où le roi Hussein lui a donné asile après qu’Israël eut renoncé à le faire extrader des Etats-Unis. Initialement, l’Etat hébreu voulait le juger pour «terrorisme».
Tout au long de ses démêlés judiciaires, M. Abou Marzouk a affirmé qu’il n’était pas lié aux activités militaires du Hamas. «Je ne suis pas un terroriste», a-t-il déclaré le mois dernier, lors d’un entretien dans sa prison de New York.
Mais il a simultanément refusé de condamner les Palestiniens qui poursuivent la lutte armée contre l’occupation israélienne. «Ces actions ont des raisons: (les Palestiniens) n’ont ni espoir, ni avenir, ni patrie», a-t-il expliqué.
Jusqu’à son arrestation aux Etats-Unis, le pays où il a vécu depuis 1982, M. Abou Marzouk s’est fait une réputation de «ministre des Affaires étrangères» du Hamas en s’occupant des liaisons avec les mouvements intégristes au Moyen-Orient.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir