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Actualités - Chronologie

Législatives françaises : Chirac réfléchit à une intervention , demain, reconnaît l'Elysée

PARIS, 5 Mai (Reuter). — L’Elysée a reconnu lundi que Jacques Chirac réfléchissait à une intervention qui aurait lieu le 7 mai, date du deuxième anniversaire de son élection, mais sans préciser quelle forme revêtirait cette entrée dans la campagne législative souhaitée par les ténors de la majorité RPR-UDF.
Invité lundi sur France-Inter, le premier ministre Alain Juppé a affirmé pour sa part ne pas savoir quand et comment Jacques Chirac interviendrait;
«Je n’en sais rien (...). J’ai dit qu’il était normal que le président de la République fasse connaître son sentiment. Il l’a toujours fait sous la Ve République (...). Mais je n’ai pas de lumière particulière sur le moment et la manière dont le président choisira de le faire», a-t-il déclaré.
La semaine dernière, pour minimiser les divergences au sein de la majorité RPR-UDF par rapport aux différences entre PS et PC, Alain Juppé avait été encore plus clair sur le rôle du président de la République. «Chez nous, il y a un patron, c’est Chirac», avait-il lancé sur Canal Plus.
Son prédécesseur à Matignon, le RPR Edouard Balladur, a estimé lundi sur Europe-1 qu’une intervention du chef de l’Etat serait «légitime et souhaitable pour éclairer les enjeux». «Il a été élu il y a deux ans et il a besoin d’avoir une majorité qui l’aide à poursuivre la tâche que lui ont confiée les Français. Donc, je souhaite cette intervention», a-t-il dit.
Seul Hervé de Charette, ministre des Affaires étrangères et président du PPDF, une des composantes de l’UDF, n’a pas manifesté de hâte à voir Jacques Chirac entrer dans l’arène.
«Je crois qu’à un moment ou à un autre le président de la République devra sans doute entrer dans le débat, dire quelque chose. Est-ce qu’il faut qu’il soit à fond dans la campagne électorale? Je dirais que, personnellement, je ne le crois pas, en tout cas pas maintenant. Il faut laisser le débat s’organiser entre la gauche et nous, parce qu’il y a un vrai débat et il y a des choses à dire», a-t-il dit sur France 2.

Mise en garde
de la gauche

Selon le quotidien «Libération», Jacques Chirac a exclu une intervention télévisée ou un grand meeting mais il pourrait se rendre en Corrèze ou publier une tribune dans un journal pour donner du souffle à une campagne électorale, marquée jusqu’ici par la focalisation du débat sur la personne d’Alain Juppé, qui traîne comme un boulet son impopularité, et par le peu d’intérêt porté par les Français au débat de fond.
L’opposition de gauche, qui marque des points dans les sondages à l’approche du scrutin des 25 mai et 1er juin, n’a pas tardé à réagir à cette entrée en scène annoncée.
Pour le secrétaire national du Parti communiste Robert Hue, l’intervention de Jacques Chirac ne sera pas sans donner à la campagne «des éléments nouveaux, une radicalité nouvelle».
Robert Hue a jugé que Jacques Chirac ne pourra pas tenir «un discours général au-dessus du débat électoral». «Il va donc s’impliquer pour défendre la majorité sortante, il va certainement devoir s’engager davantage», a-t-il dit sur RMC.
Le patron des communistes français a jugé que, pour le chef de l’Etat, «il y a autant de risques dans cette accentuation de son intervention qu’il y en a eu dès le départ dans la dissolution».
«Pourquoi il y a cette dissolution? Parce que le président de la République prépare un plan d’austérité terrible dans ce pays pour mettre en œuvre les critères de Maastricht. A partir de là, les Français doivent sanctionner cette politique là», a-t-il ajouté.
Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement des citoyens (MDC), a estimé que Jacques Chirac «aurait intérêt à ne pas trop intervenir» dans la campagne.
«La cohabitation qui se profile ne sera pas la même que celle qu’on a connue. Plus il s’engagera dans la campagne et plus il risque de réduire son autorité», a-t-il dit sur RTL.
«Il aurait intérêt à ne pas trop intervenir parce que le pouvoir sera forcément davantage, sera même pour l’essentiel à Matignon, a précisé le président du MDC et ancien ministre de François Mitterrand. La nouvelle majorité aura les moyens de gouverner» et le président de la République sera soumis au texte de la Constitution».
PARIS, 5 Mai (Reuter). — L’Elysée a reconnu lundi que Jacques Chirac réfléchissait à une intervention qui aurait lieu le 7 mai, date du deuxième anniversaire de son élection, mais sans préciser quelle forme revêtirait cette entrée dans la campagne législative souhaitée par les ténors de la majorité RPR-UDF.Invité lundi sur France-Inter, le premier ministre Alain Juppé a affirmé pour sa part ne pas savoir quand et comment Jacques Chirac interviendrait;«Je n’en sais rien (...). J’ai dit qu’il était normal que le président de la République fasse connaître son sentiment. Il l’a toujours fait sous la Ve République (...). Mais je n’ai pas de lumière particulière sur le moment et la manière dont le président choisira de le faire», a-t-il déclaré.La semaine dernière, pour minimiser les divergences au...