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Actualités - Chronologie

Sélection idéologique des candidatures

TEHERAN, 5 Mai (AFP). — Un nombre record de 238 candidates, dont plusieurs femmes, s’est inscrit pour l’élection présidentielle iranienne du 23 mai, mais seuls quelques-uns seront retenus au terme d’un sévère processus de sélection idéologique.
Le Conseil de surveillance de la constitution, instance dominée par le courant conservateur, a entamé mardi cette sélection idéologique et dispose de dix jours pour rendre la liste définitive des candidats.
Composé de douze membres, dont six religieux conservateurs et six juristes civils, le Conseil doit «examiner minutieusement l’éligibilité idéologique» des prétendants et rendre publique une liste qui ne devrait comprendre que quatre ou cinq personnes seulement.
La sélection s’annonce donc draconienne parmi les 238 dossiers de candidature, dont pour la première fois ceux de neuf femmes, qui ont été déposés avant lundi soir, dernière limite.
Selon la constitution, «tout candidat, iranien de naissance, doit figurer parmi les personnalités religieuses et politiques» du pays et «croire aux principes de base de la République islamique», ce qui écarte de facto toute candidature hostile au régime.
L’opposition tolérée, en particulier les libéraux islamiques, pourrait être écartée en vertu d’une disposition — controversée — selon laquelle les candidats doivent avoir un «engagement pratique» vis-à-vis du régime.
La question des candidatures féminines fait elle aussi l’objet d’un débat politico-sémantique. Le terme de «rejal» (personnalité) est en effet interprété actuellement par les dirigeants iraniens comme masculin, et écarte par conséquent les femmes.
Cependant, pour la première fois en Iran depuis la révolution islamique de 1979, des femmes se sont portées candidates, dont Mme Azam Taleghani, fille de l’ayatollah Mohammad Taleghani, l’un des pères spirituels de la révolution.
«La constitution est explicite et je ne pense pas que le conseil de surveillance accepte une candidature féminine», a toutefois déclaré le ministre de l’Intérieur Ali Mohammad Bécharati.
Après la publication de la liste des candidats «éligibles», la campagne électorale officielle durera douze jours. Les candidats doivent mettre fin à «toute propagande électorale 24 heures avant le scrutin», vendredi 23 mai, a ajouté M. Bécharati.
Cette septième élection présidentielle depuis 1979 marquera le départ du président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, qui ne peut se représenter après un double mandat de quatre ans.
Deux candidats, tous deux membres du clergé, dominent d’ores et déjà le débat: le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri, chef de la majorité conservatrice au Majlis (Parlement iranien), et l’ancien ministre de la Culture Seyyed Mohammad Khatami, soutenu par la gauche radicale islamique et l’aile modérée du régime.
Conservateurs d’une part, modérés alliés aux radicaux d’autre part, ont mobilisé d’importants moyens financiers, faisant de ce scrutin un bras de fer sans précédent dans les annales politiques du pays depuis la révolution.
Parti en premier dans la course à la présidence, l’hodjatoleslam Nategh-Nouri, 54 ans, continue de faire jouer à plein sa position de président du Majlis et commence à intervenir dans les lieux publics, et de plus en plus dans les mosquées.
L’hodjatoleslam Khatami, personnalité moins en vue dans la hiérarchie politique du pays, a néanmoins renforcé sa position au cours des dernières semaines et occupe la Une de la presse radicale et modérée.
TEHERAN, 5 Mai (AFP). — Un nombre record de 238 candidates, dont plusieurs femmes, s’est inscrit pour l’élection présidentielle iranienne du 23 mai, mais seuls quelques-uns seront retenus au terme d’un sévère processus de sélection idéologique.Le Conseil de surveillance de la constitution, instance dominée par le courant conservateur, a entamé mardi cette sélection idéologique et dispose de dix jours pour rendre la liste définitive des candidats.Composé de douze membres, dont six religieux conservateurs et six juristes civils, le Conseil doit «examiner minutieusement l’éligibilité idéologique» des prétendants et rendre publique une liste qui ne devrait comprendre que quatre ou cinq personnes seulement.La sélection s’annonce donc draconienne parmi les 238 dossiers de candidature, dont pour la première fois...