Le procureur de la République, M. Adnane Addoum, a reçu hier un télégramme de la section d’Interpol à Washington, l’informant qu’il n’existe pas de traité d’extradition entre le Liban et les Etats-Unis. Interpol précise aussi dans sa missive que dans les crimes relatifs aux détournements de fonds, seuls peuvent être livrés aux autorités compétentes les non-américains dont les victimes sont des ressortissants des Etats-Unis.
Rappelons que le 9 avril dernier, le juge Addoum avait demandé au bureau d’Interpol à Washington l’arrestation de M. Tamraz qu’il avait désigné comme étant «fugitif devant la loi», «en attendant, avait-il précisé dans sa missive, d’envoyer le dossier de son extradition par la voie diplomatique». M. Addoum avait pris cette décision après que la presse américaine eut rapporté la présence de M. Tamraz aux Etats-Unis où il a été reçu à plusieurs reprises par le président Bill Clinton.
LA RENCONTRE MOBUTU-KABILA N’A PAS EU LIEU
A BORD DU SAS OUTENIQUA, 2 Mai (AFP). — Le navire sud-africain Outeniqua, où une rencontre n’a pu avoir lieu vendredi soir entre le président zaïrois Mobutu sese Seko et le chef de la rébellion Laurent-Désiré Kabila, a regagné dans la soirée le port congolais de Pointe-Noire.
L’Outeniqua a jeté l’ancre dans le port, qu’il avait quitté quelques heures plus tôt pour gagner les eaux internationales au large du Zaïre et de l’Angola, où M. Kabila, qui aurait dû rejoindre à bord le président zaïrois, a été vainement attendu.
Peu auparavant, le vice-président sud-africain Thabo Mbeki était arrivé à bord d’un hélicoptère sur le pont du navire. Il était prévu qu’il y arrive avec le chef rebelle.
Celui-ci, selon l’agence portugaise Lusa, avait justifié son absence lors d’une conférence de presse vendredi soir à Luanda, en affirmant qu’il n’avait pas reçu «d’invitation officielle» des autorités sud-africaines pour la rencontre à bord du navire.


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