«A chaque fois que le gouvernement israélien du Likoud se sent coincé, il cherche des prétextes pour porter atteinte à la Syrie, geler davantage le processus de paix et se dérober de la responsabilité de l’effondrement de ce processus», affirme «al-Baas».
«Ces prétextes portent cette fois-ci sur des campagnes trompeuses concernant l’armement en Syrie», souligne le journal.
Il ajoute que le gouvernement israélien a devancé la prochaine visite à Washington du ministre israélien des Affaires étrangères David Lévy par «une campagne frénétique et exagérée contre la Syrie visant à l’utiliser comme prétexte pour réduire le mécontentement américain à l’égard de l’intransigeance» du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Mordehaï avait accusé mardi la Syrie de produire du gaz «VX», particulièrement dangereux pour les poumons et la peau, et a devancé leur éventuelle utilisation contre l’Etat hébreu.
D’autre part, le ministre syrien de la Défense, le général Moustapha Tlass, a affirmé, dans des déclarations publiées par la presse, que la Syrie «n’acceptera pas de compromis sur ses droits et ses principes».
Il a appelé à «des sanctions contre Israël, responsable du piétinement du processus de paix».
Mesures israéliennes
Israël, de son côté, envisage de modifier les mesures de protection de la population civile pour faire faire à une éventuelle attaque chimique de la Syrie notamment, selon le quotidien «Haaretz».
Des responsables de l’état-major, cités par le journal, estiment que les masques à gaz distribués à la population depuis la guerre du Golfe en 1991 ne sont plus adaptés aux nouvelles armes chimiques.
L’hebdomadaire de l’armée israélienne «Ba Mahané» a par ailleurs indiqué que quelque 140.000 bébés et enfants de moins de trois ans ne disposaient pas de masques adaptés.
Selon un sondage mené par l’université de Haïfa, 60% des Israéliens ne croient pas en l’efficacité des masques distribués à la population. Le patron de l’entreprise «Shalon» qui fabrique ces masques, M. Mikhaël Barel, a également admis que ses équipements protègent contre l’inhalation de gaz par les voies respiratoires mais n’est pas efficace contre les gaz qui agissent également par la peau.
Le quotidien «Yédiot Aharonot» indique pour sa part que l’armée envisage notamment d’interdire à la population de sortir dans les rues en cas de menaces d’attaques chimiques notamment avec des gaz qui restent en suspension dans l’air plusieurs heures.
Durant la guerre du Golfe en janvier-février 1991; le territoire israélien, notamment la région de Tel-Aviv, avait été touché par des missiles irakiens de type Scud. Ces attaques avaient fait plusieurs centaines de blessés et endommagé des centaines de maisons et immeubles.


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