M. Attaf a cependant ajouté qu’il avait décidé avec son homologue français Hervé de Charette de «réactiver» la coopération dans les extraits d’un entretien à «al-Khabar» (arabophone) dont l’intégralité doit être publiée samedi.
«L’Algérie a constaté une déviation du côté de la France en ce qui concerne le principe du respect mutuel, par ses tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie», a déclaré M. Attaf, cité par «al-Khabar».
«La visite de M. de Charette en juillet dernier à Alger avait été couronnée par la constitution de trois commissions mixtes, la première chargée des questions humaines, la deuxième des dossiers économiques, notamment ceux des PME et du partenariat, la troisième, chargée de la concertation politique», a expliqué M. Attaf.
«Hormis le règlement du problème d’Air Algérie, les autres commissions n’ont pas bougé», a ajouté le ministre.
Air Algérie a repris vendredi ses vols sur Paris, suspendus depuis près de deux ans.
«Mais on s’est entendu avec M. de Charette, lors de notre dernière rencontre à Malte (NDLR: le 16 avril en marge de la conférence sur le partenariat euro-méditerranéen), pour les réactiver».
M. de Charette avait expliqué à Malte que Paris et Alger avaient décidé de «renforcer leurs relations bilatérales» et de «développer les échanges de visite concernant les différents secteurs de l’activité gouvernementale».
La visite de M. de Charette à Alger, en juillet 1996, visait à donner un «nouveau départ» aux relations franco-algériennes, régulièrement soumises à des périodes de tension et prévoyait une série de rencontres à haut niveau, notamment dans les domaines économiques et celui de l’immigration.
A Malte, M. de Charette a indiqué avoir annoncé à M. Attaf que le ministre français délégué aux Transports, Anne-Marie Idrac, était «disponible pour se rendre prochainement en Algérie».
Fin février, l’Algérie avait vivement réagi à des prises de position de M. de Charette devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée.
M. de Charette avait dressé un tableau pessimiste de la situation en Algérie et estimé que les autorités algériennes voulaient entraîner Paris dans un soutien que la France ne souhaitait pas.


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